Le journaliste Abdoulaye Fofana Seck est sorti malheureux de son audience hier, devant le Tribunal correctionnel, au cours de laquelle les robes noires tentaient de lever le mystère autour du cambriolage dont il a été victime et dont il accuse l’un de ses ouvriers-peintres. Finalement, le prévenu a été relaxé au bénéfice du doute.
Par Astou Winnie BEYE
Le journaliste Abdoulaye Fofana Seck a été victime d’un vol à son do micile, le 30 juin dernier. En début juil let, il porte plainte à la Gen dar me rie de Ouakam contre le nommé Arsel Coly, l’un des trois jeunes hom mes qui étaient chargés de peindre sa maison. Depuis lors, le dos sier a été renvoyé plusieurs fois. Mais hier l’affaire a été jugée au Tri bu nal correctionnel et le prévenu a été relaxé au bénéfice du doute. En effet, il s’est trouvé que M. Seck a soupçonné la mauvaise personne, qui aurait délesté les deux mallettes de son épouse, Tabara Diop, contenant la somme de 1 500 000 francs en espèce, trois chèques de 600 000 francs, 300 000 francs et 900 000 francs Cfa et une parure en or d’une valeur de 2 millions. Le butin étant estimé à plus de 5 millions de francs Cfa.
La représentante du procureur a, lors de son réquisitoire, fait part au juge du doute qui l’habite quant au présumé responsable du délit dont Abdoulaye Fofana Seck soutient mordicus la culpabilité. En effet, le jour du vol, plusieurs personnes sont entrées dans la maison des victimes ; notamment les menuisiers, le réparateur du poste téléviseur, les peintres, etc. Arsel Coly n’ayant travaillé que pendant deux jours dans la maison, le procureur ainsi que les avocats de la défense ont proclamé que ce dernier n’a pas eu le temps de connaître la configuration de la maison et à plus forte raison, l’existence des deux mallettes qui se trouvaient dans l’armoire de la maîtresse des lieux.
Les avocats de la partie civile indiquent que la petite Seynabou Faye, domestique chez le couple Seck, est la pièce maîtresse des faits car c’est elle qui a donné les mallettes au vo leur. En effet, étant une fille mi neure, le malfaiteur a profité de sa naïveté en lui disant : «Je viens du bureau de ta patronne et elle a dit de me donner les mallettes. Je fais partie des peintres de la maison.» Dans son insouciance, la petite s’est exécutée sur le champ. Pourtant, le fils de M. Seck qui n’a que 4 ans était pré sent lorsque l’on remettait les mallettes au monsieur. Les prenant pour des ordinateurs, il a dit à Sey nabou : «Ne donne pas les ordinateurs de maman au monsieur, c’est un voleur.» Malgré cela, le voleur a pu emporter le butin.
Après les témoignages des autres peintres ainsi que la plaidoirie des avocats de la partie civile dont Me Khassim Touré, sans oublier les multiples déclarations du journaliste Abdoulaye Fofana Seck, la représentante du procureur et le président du tribunal n’ont pas été convaincus par l’incrimination faite sur Arsel Coly, qui était en garde-à-vue dernièrement.
C’est pourquoi, le juge a décidé de relaxer Arsel Coly au bénéfice du doute, puisqu’aucun élément dans le dossier ne prouve sa culpabilité.
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