Après le Réveillon, ruée vers la pilule du lendemain

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Aux Hlm Grand Médine, c’est presque le calme plat au lendemain de la fête de réveillon. Toutes les rues sont quasi désertes. Des enfants jouent dans un coin de rue entre deux immeubles à quelques encablures de la Voie de dégagement Nord numéro 3 (Vdn3). A cent mètres de là, se découvre une pharmacie. A l’intérieur de l’officine, assis sur un tabouret, accoudé sur le comptoir avec sa blouse blanche, le pharmacien, Almamy Sy, visualise des vidéos sur son téléphone portable. Il dit avoir constaté la hausse de la demande de la pilule dite du lendemain ou Norvelo. «La pilule du lendemain marche bien. Hier (le 31 décembre, Ndlr) j’ai fait le constat. Beaucoup de jeunes filles sont venues me demander le produit. Certainement c’est à cause de la fête du réveillon. Notre clientèle est constituée majoritairement de jeunes adolescentes. Car, ce sont elles qui ont plus besoin de cette pilule vu qu’elles ne sont pas dans les liens du mariage», confie Almamy Sy.

«Hier, nous n’avions que quelques boîtes dans nos rayons. Nous les avons toutes vendues. Actuellement, nous sommes en rupture de stock. Nous avons fait, ce matin, une nouvelle commande auprès de notre fournisseur», confirme Pape Sylla, vendeur dans une pharmacie sise à la Patte d’Oie. Vendue sans ordonnance dans les officines, la pilule du lendemain est devenue la panacée pour les jeunes filles sexuellement actives surtout pendant les périodes de fête. En effet, lors du réveillon du nouvel an où les tentations sont très grandes, pour minimiser les risques de tomber enceintes, beaucoup de jeunes filles recourent à ce produit vendu dans les pharmacies. «C’est une tendance auprès des jeunes. Nous avons que constaté que les jours ou les lendemains de fête, beaucoup de filles viennent acheter la pilule du lendemain communément appelé Norvelo. C’est un produit qui est très prisé en ce moment. Et les jeunes en abusent», explique Ass Malick Ndour, vendeur dans une pharmacie à l’Unité 26 des Parcelles Assainies. Ajoutant que les préservatifs sont utilisés de manière circonstancielle par les jeunes. Mais, de plus en plus au lendemain des fêtes comme la Tabaski ou le réveillon, c’est la pilule du lendemain qui est en vogue. Et le plus surprenant, indique-t-il, ce sont des filles âgées entre 15 et 19 ans qui viennent souvent dans les pharmacies pour se le procurer. «Certaines filles sont gênées de venir demander le produit ouvertement, elles envoient leurs petits copains qui viennent s’approvisionner au comptoir», révèle M. Ndour.

Pour ce qui est des conditions d’achat de ce produit vendu dans leurs officines, Almamy Sy de préciser : «N’importe quelle pharmacie peut la délivrer de façon anonyme et même aux mineures.»

Sur la ruée vers le Norvelo, outre le risque de contracter une grossesse non désirée, il lui trouve une explication. Selon lui, certains ados pensent que faire l’amour avec un préservatif réduit le plaisir. Mieux, son mode opératoire est très simple : prise unique, par voie orale. Le mécanisme d’action consiste à bloquer l’ovulation. La fille n’ayant pas ovulé ayant toutes les chances de voir ses règles.

Walf Quotidien

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