Elle traine son ex-mari qui aurait laissé leur enfant regarder des films pornos,…

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NETTALI.NET- Le sieur Mouhamadou Mbengue encourt 3 ans de prison ferme. Il est traîné en justice par son ex-femme qui l’accuse d’avoir perverti leur fils mineur en le laissant suivre des films pornographiques.

La dame accuse-t-elle son ex-mari, afin d’obtenir la garde de leur fils ? Le moins que l’on puisse dire est que les avocats de Mouhamadou Mbengue croient fortement à cette hypothèse, surtout qu’à la barre, l’ex-épouse de leur client n’a pas réclamé de dommages et intérêts. Elle a fait savoir qu’elle veut juste la garde de l’enfant.

Pour en revenir aux faits, il faut noter que les accusations qu’elle a faites, ne sont pas des moindres. En effet, la dame accuse son ex-mari d’envoyer son fils, âgé de moins de 13 ans acheter du chanvre indien et de l’alcool. La dame ne s’arrête pas là, puisqu’elle reproche aussi à son ex-mari d’amener des femmes à la maison, sans pour autant se soucier de la présence de l’enfant à qui, il permettait en plus, de suivre des films pornographiques. Autant de faits qui font qu’elle a demandé à retirer au prévenu, la garde de l’enfant, avant de porter plainte.

Seulement, M. Mbengue n’est pas été la seule personne à avoir été arrêtée dans cette histoire. En effet, Mamadou Gaby Sall, le propriétaire du Cyber où l’enfant passerait son temps à regarder des films pornographiques et les gérants dudit Cyber, Mamadou Diouldé Diallo et son frère Boubacar Diallo, ont également été appréhendés. De même que la dame Floria Mendy, la gérante du bar où le jeune garçon achetait l’alcool.Toutes ces personnes ont comparu pour corruption de mineur et outrage aux bonnes mœurs, en sus du délit de détention et usage de chanvre indien pour le père de l’enfant.

A la barre du tribunal des flagrants délits, la plaignante a confirmé ses accusations. La dame a indiqué que ce qui l’a motivé à ester en justice, c’est est le fait qu’elle ait retrouvé un jour, son enfant en train d’errer dans un garage.

Autant d’accusations que le père et le fils ont réfutées. En effet, interrogé, D. Mbengue a contesté les allégations de sa mère. « Mon père n’amène jamais de femmes à la maison. Il ne m’a pas non plus jamais envoyé de chanvre indien. Il m’envoyait uniquement de la cigarette », renseigne le jeune garçon qui révèle toutefois que le prévenu l’envoyait acheter du vin. Avant d’ajouter l’alcool était bien emballé par la vendeuse.

S’agissant des films pornographiques évoqués par sa mère, le garçon précise qu’il regardait plutôt des films indiens et karaté.

S’inscrivant dans la logique de son fils, M. Mbengue a clamé son innocence. Il nie la détention et l’usage de drogue, tout en précisant qu’il confiait son enfant à ses co-prévenus, à savoir les sieurs Diallo. Aussi, assimile t-il les accusations de son ex-femme à une cabale. « C’est une cabale montée par son ex-épouse car, nous avons un différend relatif à la garde de notre fils », se défend-il.

Les sieurs Diallo qui ont également versé dans la dénégation, quant aux films pornographiques et ont déclaré que le sieur Mbengue leur confiait le jeune garçon, parce qu’il rentrait tard de son travail.

La dame Floria Mendy a aussi clamé son innocence expliquant que le jeune garçon ne restait jamais dans le bar, quand il venait acheter du vin pour son père.

Ces arguments de défense n’ont pas convaincu le représentant du parquet qui estime que les prévenus ont incité le jeune garçon à la débauche. C’est pourquoi, il a requis 3ans ferme contre le père de celui. Considérant Floria complice, il a requis 1ans ferme contre elle et 6 mois contre le sieur Sall et les frères Diallo.

L’avocat de Mouhamadou Mbengue a estimé qu’aucun délit n’est établi contre son client, c’est pourquoi, il a plaidé la relaxé pure et simple. Une demande formulée également par le conseil de Floria Mendy qui a n’a pas manqué de souligner que sa cliente possède une licence de vente de l’alcool.

Quant à Mamadou Gaby Sall, son avocat estime qu’il doit lui aussi être relaxé pure parce qu’il n’est que propriétaire du Cyber. Au défaut d’une relaxe, le conseil de Diouldé Diallo a demandé l’application bienveillante de la loi, arguant que ce dernier n’a jamais eu l’intention d’inciter D. Mbengue à la débauche.

Le tribunal rend son verdict le 28 décembre prochain.

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