Gammu annuel de la Daahiratul Tal Atul Hàq Édition 2023 : Et de 13 pour la Daahiratul Tal Atul Hàq ! (Par Alasaan Jóob At-Tijjaani)

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Événement phare du calendrier de cette communauté religieuse, la commémoration du traditionnel gàmmu annuel aura vécu ce 24 décembre 2023. A la place d’une célébration en apothéose, il s’est agi d’une ziaara du guide Seex Mohamed Jóob At-Tijjaani à la cité Wàrdini de Tiwaawon Pël.

En raison des chantiers en cours, notamment la construction de la zawiya
de Mbooro, le président Baabakar Ndoom et son comité d’organisation ont jugé plus opportun de consacrer les moyens colossaux jadis déployés pour l’organisation du gàmmu, à l’accélération des travaux.

En début d’après-midi dominical, les disciples commençaient déjà à rallier les lieux. Certains s’affairaient sur le dressage des tentes sur la terrasse pendant que d’autres s’adonnaient à des
récitals du Coran. Les dames de la cuisine préparaient les repas du jour pour les convives.

Après la prière du Asr, la traditionnelle séance de wazifa bâtit son plein pour ensuite faire place à une longue période d’attente de l’arrivée des guides. Dans une ferveur sacralisante, la démarche chaloupée d’éclaireurs annonçait l’arrivée du tandem Seex Abdul Hamid Saar et
Seex Mohamed Jóob At-Tijjaani, polarisant subitement l’attention. C’est le moment pour Seex Mussalim Jóob, chanteur attitré et frère cadet de Sang bi Jóob d’entonner de sa voix grave l’hymne de la communauté:

Laa i laaha illallaa…
Laa i laaha illallaa…
Laa i laaha illallaa…
Muhamadu Rasuulilaa…

L’écho replonge plus d’un au royaume d’enfance pour procurer cette sensation de quiétude qui envahit le disciple rassuré de la proximité du Divin. C’est en effet le propre des guides d’une dimension supérieure d’inonder leur entourage d’un bonheur chaste. Le moment de leur
installation est une belle leçon de générosité car les deux figures n’ont eu de cesse de se rendre l’un l’autre, la préséance. Quoi de plus logique dès lors de chanter les louanges de leur dénominateur commun, générique connu des lieux sous l’appellation Seexu Tijaan sous le
regard vigilant de Seydi Mohamed Jóob At-Tijjaani et berçant les spectateurs qui tanguent entre sérénité et gaieté de cœur.

Il n’y a jamais deux sans trois selon l’adage. Après l’étoile de Médine et le phénix du
Maghreb, il fallait bien entonner l’opus du natif d’Alwaar, isthme qui a pris le secret de cette voie ahmedienne, muhamedienne et abrahamique de son univers arabe pour l’amener dans le monde noir, d’où sa nature crépusculaire.

La communication de Muhidiin Seex Abdul Hamid Saar. Une communication essentiellement axée sur l’encrage de la Tijjaaniya dans la Sunna.
Actualité du moment oblige, ce guide connu pour son courage à prendre ses responsabilités en ne rechignant jamais à se prononcer sur les sujets de l’heure – quel que soit leur degré de sensibilité – est revenu sur la prééminence des soufis de la voie dans l’observance de la Sunna.

Mieux, Seex Ahmet Tiijaan est celui qui éclaire la Sunna. Dès lors, il est une hérésie que de prétendre défendre la Sunna en s’attaquant à sa voie, comme il n’est pas rare de l’entendre :

« Sunna ci kaw, Tijjaaniya ci suuf. » Ce privilège du dévoilement transcende les livres de
hadith pour reconnecter le bénéficiaire à l’époque du Prophète PSL. De ce fait, ses dires ne sauraient pénétrer aucun esprit obtus.

Ses Succulentes anecdotes dont lui seul a le talent de les dire, convainquent tout dubitatif sur la rectitude de la vie de Seex Omar, Seydi Haaji Maalig, Maam Ahmet Siise Pir et Maam Abdu Hamid Kan entre autres, dans la Sunna mohamedienne. Pour finir, il a réaffirmé à haute et intelligible voix son infaillible soutien à la cause de Sang bi Jóob : « Ku ma tuddoo te
foo?koo Sang bi bokkoo ci man. » Ce fut également pour lui l’occasion de réarmer
moralement les disciples qu’il invite à redoubler d’effort pour l’achèvement des chantiers du guide en cours et l’entame de nouveaux.

Moments d’effusion
Se succédant dans la prise de parole, Seex Ibraayma SI, Seex Suleymaan BA, Seex Djibril Waar et Móodu Kama Caw, à la demande de Seex Abdu Hamid Saar, sont chacun revenus sur leur histoire avec Sang bi Jóob. Moments émouvants qui causèrent quelques accès d’extase chez certains disciples, leurs communications ont toutes concouru en une réaffirmation solennelle de l’allégeance de la Daahiratul Tal Atul Hàq envers leur plus que
guide Seex Seydi Mohamed Jóob At-Tijjaani, cet intime des Sauts comme Seex Abdu Xaadir Jeylaani et Seexnaa Ahmada Tijjaani.

Dépositaire du legs des devanciers qu’il est, sa polyvalence est hautement saluée par disciples et proches comme Móodu Kama Caw qui révèle que sa fréquentation de Sang bi Jóob lui a fait remettre en cause ses connaissances universitaires souventes fois qualifiées de vastes par des arabes. Comme pour dire que la science à elle seule ne permet pas d’accéder à la haute science à moins d’être sous la
bienveillante férule d’un guide de la trempe de Sang bi Jóob qui n’est ni d’orient, ni
d’occident, mais bien du Sénégal.
Naajum démb du wowal póotum tey!

Alasaan Jóob At-Tijjaani
[email protected]

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