Le ministre de l`Intérieur de Laurent Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a rejeté lundi les accusations de « violations massives des droits de l`Homme » en Côte d`Ivoire portées la veille par la Haut commissaire aux droits de l`Homme de l`ONU, Navi Pillay,
« Nous rejetons ses accusations. C`est un rapport partisan », a déclaré à l`AFP M. Guiriéoulou. « Les violences de ces derniers jours ont fait près de 14 tués par balles dans le rang des Forces de défense et de sécurité (FDS) » fidèles à M. Gbagbo, a-t-il affirmé. « Et ceci on ne le dit pas assez ».
A Genève, Mme Pillay avait affirmé dimanche dans un communiqué que les violences contre des partisans du rival de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, ont fait « ces trois derniers jours plus de 50 morts ».
Elle a aussi dénoncé des « violations massives des droits de l`Homme », évoquant en particulier des enlèvements commis de nuit par des « individus armés non identifiés en tenue militaire », accompagnés par des soldats des FDS et miliciens fidèles à Laurent Gbagbo.