Le dirpub du « Témoin » « déshabille » Aminata Touré

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Un gouvernement décapité. Par Mamadou Oumar Ndiaye

Sous le président Abdoulaye Wade, les gouvernements ressemblaient à l’armée mexicaine en ce sens qu’il y avait souvent plus de généraux que de troupes, plus de ministres d’Etat que de ministres simples. Sous son successeur Macky Sall, hormis la parenthèse Abdoul Mbaye, on est en passe d’avoir affaire à des gouvernements sans tête !

En effet, autant l’équipe ministérielle formée lundi dernier ressemble à une « dream team », autant, hélas, son point faible est justement constitué par sa tête, le Premier ministre en l’occurrence. Avec des éléments de valeur comme l’ingénieur agronome Abdoulaye Seck, les forts en thème Amadou Bâ et Makhtar Cissé, la polytechnicienne Maïmouna Ndoye Seck, le brillant avocat Me Oumar Youm, mais aussi le ténor du barreau Me Sidiki Kaba, sans compter quelques-uns de leurs collègues qui les ont précédés au gouvernement, c’est une équipe de rêve. Et un Premier ministre comme M. Abdoul Mbaye aurait fait des miracles avec. Il n’est pas sûr, en revanche, que Mme Aminata Touré qui lui a succédé au 9ème étage du Building administratif réussisse à manager une si brillante équipe.

Oh certes, la dame a fait de bonnes études universitaires et a même travaillé dans la fonction publique internationale, oh certes, elle a même pris part à la rédaction du programme du « Yoonu yokkuté » et piloté la campagne du candidat Macky Sall. Plus exactement, elle faisait partie de ceux qui l’ont pilotée. Mais le problème n’est pas là puisqu’il est en ce que cette dame, parce que justement elle est passée dans certains organismes et travaillé pour certaines ONG, donne l’impression de dérouler leur agenda en tant que ministre. Toutes ces histoires de droits de l’homme dont on nous tympanise, de lutte contre l’impunité, de traque des biens mal acquis, de CPI et autres pièges pour Nègres procèdent, tout le monde le sait, d’un agenda occidental dont nos pays n’ont souvent que faire.

Or, Mme Aminata Touré s’en est fait le chantre. En 18 mois, le climat politique — et celui des affaires ! — s’est trouvé grandement vicié du fait de cette histoire de traque de biens mal acquis qui n’est apparue à l’exercice que comme une chasse aux sorcières contre les dignitaires de l’ancien régime. Du moins ceux parmi eux qui n’ont pas accepté de transhumer à l’APR. Une traque bien sélective et ciblée qui ne touche curieusement que les vaincus du 25 mars 2012 et a tout l’air d’une justice des vainqueurs. Une traque qui plombe les affaires, fait fuir les investisseurs — même si le gouvernement prétend le contraire —, fait prospérer le commerce des coffres forts et réapparaître le système des bons vieux bas de laine au lieu de favoriser l’injection de l’argent dans les circuits productifs.

Comme des Cosaques, lorsqu’ils ont accédé au pouvoir le couteau entre les dents, les tenants du « yoonu yokkuté » ont voulu faire rendre gorge à leurs prédécesseurs présentés comme des détourneurs à grande échelle, des ripoux, des spoliateurs. Il fallait donc lancer une opération dite de traque des biens mal acquis destinée justement à récupérer ces biens pris au peuple. L’ennui c’est que, 18 mois durant, cette traque seule a tenu lieu de politique ! On nous affait annoncé des chiffres effroyables, invraisemblables. Des ministres du nouveau pouvoir avaient parlé de plus de 1000 milliards de francs planqués dans les paradis fiscaux et on nous avait promis de rapatrier tout cet argent.

A l’arrivée, cette politique menée sous la houlette de Mme Aminata Touré, sorte de Chevalier Bayard sans peur et sans reproche au féminin, a accouché d’une souris. Malgré les tribunaux d’exception genre CREI, malgré la mobilisation des juridictions ordinaires, jusqu’à présent, même pas 50 milliards de francs cfa n’ont pas été récupérés. Et encore, la plus grosse partie de cette somme, les 25 milliards de francs payés par Dubaï Port World, procède d’une négociation avec ce groupe dubaïote qui a accepté de régler son ticket d’entrée. Pour le reste, l’homme d’affaires libanais Abbas Jabber a rallongé cinq milliards sur la privatisation de la Sonacos, l’homme d’affaires Moustapha Yacine Guèye a cautionné pour 1,8 milliards de francs plus quelques autres miettes.

Sur l’autre plateau de la balance, les dégâts causés par cette traque des biens mal acquis sur l’économie nationale, eux, se montent sans doute à des dizaines de milliards puisque tous les investisseurs potentiels se sont abstenus. Surtout, cette traque s’est terminée — du moins son volet sous Mme Aminata Touré — dans une pantalonnade avec cette affaire Tahibou Ndiaye où on a vu un brave fonctionnaire qui a détourné au moins huit milliards de francs mais que le gouvernement a eu peur d’emprisonner.

Pour qu’il ne fasse pas sauter la République, on lui a proposé de restituer des biens immobiliers pour une valeur de 3,7 milliards et on n’en parle plus ! Grotesque. Et encore, le brave Tahibou n’a fait que consigner puisque nous sommes à peu près sûrs que lorsque la clameur se sera tue, on lui restituera bien gentiment et en douce tous ses biens. De qui se moque-t-on ? Des voleurs peuvent-ils emprisonner des voleurs ? Car là est toute la question !

Dès le départ, nous avons refusé de hurler avec les loups et d’applaudir les prestations de Mme Aminata Touré présentée comme une Vestale traquant les voleurs et promouvant la vertu. Une Vestale vêtue de probité candide et de lin blanc. N’étant pas manichéens, nous savons qu’il n’y a pas des voleurs d’un côté, des gens intègres de l’autre. Des salauds d’un côté, des bons de l’autre. Des anges à droite, des démons à gauche. Que ce n’est pas blanc du côté de l’APR et noir de celui du PDS. Et que, au fond, comme le disait un célèbre homme politique français, la vérité se trouve probablement dans le gris.

Autrement dit, les voleurs, on les trouve aussi bien dans les rangs du pouvoir actuel que dans le camp Wade. Mme Aminata Touré ne pouvait pas prétendre traquer des voleurs dans un seul sens.  A l’arrivée, elle a lamentablement échoué… mais a été promue Premier ministre ! Comme nous parlions d’agenda occidental, elle a jeté en prison le grand héros africain qu’est l’ancien président tchadien Hissène Habré. Pis, le Sénégal est allé prendre l’argent du dictateur Idriss Déby Itno pour organiser le procès Habré.

Et voilà que, pour remplacer Mme Touré à la Justice, on fait appel à un avocat qui, 10 ans durant, a défendu les prétendues victimes de Habré et n’a eu de cesse de réclamer son arrestation ! Autant de choses qui font que, franchement, nous considérons la nomination de Mme Aminata Touré à la primature comme une erreur de casting.

Pour le reste, l’accession du duo Makhtar Cissé et Amadou Bâ au Budget et à l’Economie est une bonne chose, tout comme il convient de se féliciter de la nomination d’un ingénieur agronome à la tête du ministère de l’Agriculture. Depuis un an, dès qu’il a fait son entrée au gouvernement, nous  disons qu’Abdoulaye Baldé Bibi n’était pas l’homme de la situation et que c’était une erreur de nommer quelqu’un qui faisait son apprentissage gouvernemental à la tête d’un département aussi stratégique car impactant la vie de 70 % de la population.

La mission de sauvetage de l’industrie nationale confiée au ministre Aly Ngouille Ndiaye est aussi une bonne chose. Mais, encore une fois, malgré l’entrée de ministre balèzes au sein du nouveau gouvernement, il ne convient pas de s’attendre à des miracles, l’accélération de la mise en œuvre du programme présidentiel ayant toutes les chances de se traduire par un ralentissement, voire une marche arrière, faute de pilote pour l’avion gouvernemental. Le poisson pourrit toujours par la tête ! Et la tête de ce gouvernement, c’est Mme Aminata Touré, malheureusement…

 

Post scriptum : L’image était très parlante. A côté de Mme Amina Touré « Mimi », croisée de la traque aux biens mal acquis, se tenait Abdoul Aziz Tall, le nouveau directeur cabinet du président de la République, et… ancienne victime de cette même traque du temps des libéraux ! Eh oui, au lendemain de l’arrivée des libéraux du PDS au pouvoir, ils avaient entrepris eux aussi une chasse aux sorcières. Pour cela, et pour prétendre lutter contre l’enrichissement illicite, ils avaient jeté en prison  beaucoup de directeurs d’entreprises nommés par le régime du président Abdou Diouf.

Parmi ceux-là, précisément, Abdoul Aziz Tall accusé d’avoir détourné des fonds à la LONASE dont il était le directeur général. A l’époque, Le Témoin avait dès le départ pris la défense de tous ces DG injustement emprisonnés d’après nous. Les faits nous  avaient donné raison puisque la plupart d’entre eux avaient été blanchis par la justice. Aziz Tall, après avoir passé plus d’un an en prison, avait été relaxé purement et simplement. Son procès avait donné lieu à un coup d’éclat de la part d’un brillant substitut du procureur nommé Ibrahima Bakhoum. Ayant reçu des instructions pour requérir la condamnation d’Abdoul Aziz Tall, il s’était rebellé et avait demandé sa relaxe pure et simple ! Pour cela, il avait été sanctionné…

Alors, quand « Mimi » parle de traque des biens mal acquis, il devrait plutôt demander à l’actuel directeur de cabinet du président de la République ce qu’il  pense de cette forme de justice des vainqueurs !

Le Témoin via seneplus

10 Commentaires

  1. je crois monsieur que vous et certains type de sénégalais soit disant n`aimez pas le senegal, car a l`heure ou tout le monde doit se retrouver pour parler de la même voix situation économique oblige, vous et vos paires vous avez comme réflexe de vouloir déstabiliser un gouvernement qui n`a pas encore pris fonction a quel jeu jouez vous finalement savez vous que ce pays c`est tous les sénégalais de tout bord qui doivent le soutenir le porter pour un changement positif et benefique. Essayons un seul instant de croire que l`homme sénégalais est capable de changer son destin a nous sénégalais de l y aider. Essayons de travailler main dans la main de rectifier autant que faire ce peut chacun dans son domaine et c`est notre senegal qui s`en porterait que mieux. Arrêtons de jouer au pyromane ne brûlons pas la case ou nous sommes nous autres nos enfants et nos parents

  2. la seule phrase que je n’accepte pas c’est : grand héros africain qu’est l’ancien président tchadien Hissène Habré. Je ne suis pas d’accord avec vous. Certes il a combattu les lybiens à l’époque mais ça ne lui donne pas le titre de héros.
    Sinon je suis tout à fait d’accord avec vous sur le reste.

  3. «MARY TEUW NIANE MENE LE PRESIDENT DROIT AU MUR»
    SEYDI ABABACAR NDIAYE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SAES

    Oumar KANDE  |   Publication 23/08/2013
    http://seneplus.com/article/«mary-teuw-niane-mene-le-president-droit-au-mur »

    « Seydi Ababacar Ndiaye, continuant son interpellation, demande quelle suite sera donnée à l’audit des universités où il a été noté une mauvaise gestion généralisée, «y compris la gestion du ministre actuel quand il était recteur de l’Ugb».
    «Est-ce qu’on peut continuer à faire confiance à des dirigeants qui ont été épinglés par différents rapports ? IL Y A AUSSI UN AUTRE DOCUMENT COMMANDITÉ PAR L’ACTUEL RECTEUR DE L’UGB AU NIVEAU DE LA DÉLÉGATION POUR LA RÉFORME DE L’ETAT ET DE L’ASSISTANAT TECHNIQUE (DREAT), QUI ÉPINGLE LE MÊME MINISTRE.
    Ce document à montré que l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, quand il était recteur à l’Ugb, son jeu favori c’était de créer des postes de responsabilité, de direction. Il en avait créé dix-neuf dans une petite université comme l’Ugb et il y avait des conséquences sur la masse salariale car tous ces directeurs avaient l’équivalent d’un million d’indemnité.
    Ces manquements devraient édifier qu’il faut faire les bonnes enquêtes et prendre les individus qu’il faut pour les missions importantes. Quelqu’un qui dirige une simple université et qui a ces types de comportement, on lui confie le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il y a lieu de se poser des questions», a dit Seydi Ababacar Ndiaye.  »

    LE RAPPORT D’AUDIT QUI MET À NU LA GESTION DE MARY TEUW NIANE – Lundi 22 Juillet 2013 –
    (rapport commandité conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de l’Économie et des Finances, sur financement de la Banque mondiale)
    http://www.popxibaar.com/UNIVERSITE-GASTON-BERGER-DE-SAINT-LOUIS-Le-rapport-d-audit-qui-met-a-nu-la-gestion-de-Mary-Teuw-Niane_a16505.html

  4. monsieur du témoin que votre texte est beau et bien écrit , reflétant les vraies tares de ce régime !! l’analyse est éloquente et très objective , très bientôt on se lassera de cette dame que bien de gens portent en héroïne , je ne sais de quel champ de bataille !!! s’il y a poursuite à faire pour malversation , elle devra interroger son mentor qui est plein aux as et de quelles manières !!! nous vous disons que cette traque est un fil de pelote , plus vous tirez sur le fil , plus vous vous rapprochez de votre mentor qui n’est pas un immaculé ; il a autant pris que ceux qu’il pourchasse aujourd’hui !! entre 2002 et 2006 il a pu aligner ,le brave , 8 villas de grand standing à son nom propre allant de Houston au Texas à Mermoz , en passant par la petite côte , les almadies jusqu’à Niague au lac rose , sans oublier les 2 villas de son épouse ( r+1 ) sacré cœur et comico !! son terrain de 2069 m2 aux almadies . votre mentor quand il prend c’est toujours la quantité la plus élevée qu’il vise : terrains d’au moins 1000 m2 et au dessus . allez voir aussi du côté de l’ancien garage de dakar dem dik , ils se sont partagés ce terrain avec les pape diop , farba et consort !! si tahibou ndiaye avait parlé la république aurait explosée en poussière !! la vertu n’est pas là où vous croyez et ne soyez pas sélectifs dans vos questionnements . finir sans parler de son fabuleux parc automobile serait un sacrilège 35 voitures à lui tout seul !! le bonhomme n’a de rival qu’en la personne de Crésus , qu’il , du reste ,n’envie pas .

  5. amadou ba est le pere spirituel du voleur tahibou ndiaye. il a preside a toutes les malversations foncieres qui font scandale aujourdhui….son choix n augure rien de bon….en fait il confirme plutot les soupcons que macky 1/est corrompu 2/veut faire pire que wade. quant a l autre ….cisse…????

  6. Abdou Mbaye,president en 2017,s’il se presente il gagnera,on veut des technocrates car depuis 1960 les politiciens on montré leurs limites,le seul pari qu’ils ont gagné c’est le vol des deniers publics.

  7. Dans un recent papier, ce meme journal ecrit: »Comme nous l’avons raconté récemment dans ces mêmes colonnes, Le Témoin avait été le seul, en avril 2012, à avoir écrit que le premier gouvernement Abdoul Mbaye était nul. Notre manchette de « une » était d’ailleurs sans équivoque : « Un gouvernement pire que l’équipe Souleymane Ndéné Ndiaye » avions-nous titré à l’époque ».
    Une telle positon tranchée ne nous avait pas empêchés, au mois de juin dernier, d’écrire que, tout compte fait et à bien considérer, nous nous étions trompés à propos du premier Premier ministre que le président de la République, M. Macky Sall, s’était choisi. Lequel, convenions-nous, faisait finalement du très bon travail. Brillant sujet, diplômé d’HEC en France, banquier public d’abord avant de devenir banquier commercial, M. Abdoul Mbaye avait donné du lustre à une fonction que le président Abdoulaye Wade avait pris un malin plaisir à dévaloriser.
    L’on est bien droit de conclure que, comme avec Abdou Mbaye, vous faites de l’affubulation!. Ni plus ni moins.

  8. Le meme journal de Mamaou O. Ndiaye poursuit son mea-culpa en ces termes:
    « Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, en effet, force est de reconnaître que M. Mbaye est un brillant sujet, une belle mécanique intellectuelle. Il s’est fondu dans le moule de la fonction et fait son job comme le lui demande le président de la République, avec la volonté évidente de réussir la mission qui lui a été confiée et qui consiste, en résumé, à améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Apolitique, il ne passe pas son temps à faire des calculs, à soigner son image ou à préparer son agenda. Le président de la République peut être au moins sûr que ce Premier ministre-là ne songe pas à lui prendre son fauteuil tous les jours en se rasant !

    Autre gros avantage : en homme moderne, bien au fait des affaires de son temps, M. Abdoul Mbaye sait que la société et l’économie sénégalaises traînent trop d’anachronismes, de goulots d’étranglement, de forces d’inertie, bref de handicaps structurels qu’il faut surmonter pour bâtir un pays tout simplement moderne avant de prétendre à l’émergence. Avec son collègue banquier Amadou Kane aux Finances, ils ont entrepris de redresser les finances publiques et d’appliquer un traitement de choc à une économie atone. Laquelle, apparemment, et les opérateurs qui la font tourner et en vivent avec, a bien du mal à supporter ces potions libérales, pour ne pas dire ce remède de cheval administré par des banquiers commerciaux !

    Surtout, M. Abdoul Mbaye n’a pas eu peur de résister — à défaut de s’attaquer à eux ! — à de puissants lobbies qui tenaient en otages l’économie nationale et les consommateurs sénégalais. En particulier il a tenu tête aux lobbies du sucre, de la farine, du pétrole et du gaz. Il avait même entrepris courageusement de croiser le fer avec le lobby des maîtres coraniques exploitant des « daaras » suite à l’incendie de la Médina au cours duquel une dizaine de talibés avaient trouvé la mort. Hélas, dans cette croisade, il n’avait pas pu bénéficier du soutien du président de la République qui, après avoir menacé de ses foudres ces « marabouts », avait rétropédalé dès le lendemain suite à leur levée de boucliers !

    Enfin, par deux fois, à l’Assemblée nationale, à l’occasion de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), d’abord, puis lors du vote de la motion de censure déposée contre son gouvernement, il avait su tenir la dragée haute aux députés de l’opposition, faisant même par moments preuve d’un humour décapant qu’on ne lui connaissait pas auparavant. Mieux, il avait ridiculisé et administré une volée de bois vert à l’opposition qui avait eu l’outrecuidance — disons le toupet — de déposer une motion de censure contre lui au motif qu’il aurait contribué à « blanchir » l’argent prétendument sale que l’ancien Président tchadien, M. Hissène Habré, avait emmené avec lui en venant se réfugier avec sa famille et ses proches dans notre pays. Ce jour-là, M. Abdoul Mbaye avait admirablement tourné en bourrique ses contempteurs ! A l’évidence, le technocrate froid, compassé, pincé et quelque peu distant avait fait place à un redoutable débatteur, un tribun de talent et un formidable politicien d’autant plus à l’aise que ses adversaires qui avaient déposé la motion de censure n’étaient pas eux-mêmes blancs comme neige dans la gestion des deniers de l’Etat… »
    L’histoire risque de demontrer, une fois de plus,que Mamadou O. Ndiaye est un pietre analyste. Comme du reste la plupart d’entre eux!

  9. JE SUIS DESOLE mais MR NDIAYE vous n’etes qu’un vulgaire plumitif cherchant par le biais d’un chantage indecent a’ entrer dans les bonnes graces du nouveau Premier Ministre,LES PROPOS RAPPORTES par MR BADIANE le confirment a’ souhait,

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