Ngoné Ndiaye Guéweul, reine du « Leumbeul »: « Je ne raccroche pas au nez les hommes…. »

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Ngoné Ndiaye Guéwel «Talibé Serigne Touba», comme elle aime se surnommer, est une dame au teint noir, spécialisée dans le «taasu». Trouvée chez sa sœur aux environs de la salle de spectacle Yengoulène, la chanteuse nous accueille sans maquillage ni trop d’accessoires, comme on a l’habitude de la voir à la télé. D’une manière toute simple, elle nous installe à la véranda, pour parler du premier anniversaire de son groupe, de sa carrière, mais aussi de son altercation avec la danseuse Ndèye Guèye. Entretien…

Grand-Place : On vous connaît chanteuse, mais comment êtes-vous venue à cet art ?

Ngoné NDIAYE Guéweul : J’ai commencé par la danse, car c’était une passion pour moi. Raison pour laquelle, j’ai privilégié cet art au détriment de mes études.

Depuis 1994, après le décès de mon père, je travaillais au port de Dakar. C’est par la suite que je suis  entrée dans la musique pour sortir un single.

Récemment, vous avez fêté l’anniversaire de votre groupe, comment cela s’est passé ?

Grâce à Dieu, tout s’est bien passé. Cette célébration a été mon idée et j’ai pris l’initiative et le risque de le faire, car une première fois n’est jamais facile. Et Alhamdoulilah, il y avait beaucoup de monde ; mes amis, ma famille, mes fans… tout le monde était présent.

L’aviez-vous prévu ainsi ?

Non, vraiment, j’ai été surprise de la réussite de l’évènement ; je ne m’attendais pas à un tel succès. Et c’est l’œuvre de Dieu, car j’avais peur au moment de l’organiser.  Après, je me suis dit que je pourrais le faire avec la double bénédiction de mon père et de ma mère.

Vous allez pérenniser cette célébration ?

C’est mon souhait et avec l’aide de Dieu, je compte le faire chaque année.

Pourquoi avoir choisi comme dénomination «La nuit de la taille basse» pour cette manifestation ?

Je l’ai dénommé ainsi, car j’ai pour habitude de porter comme modèle des «tailles basses» qui sont mon style vestimentaire. Et la majorité de mes invités à cette nuit est habillée de la même manière que moi.

Pourquoi le choix de Fatou Laobé comme marraine de la soirée ?

C’était pour lui rendre hommage. Comme à Diéry Laobé, du reste. Fatou Laobé est un artiste sans façon, une personne de bien. De plus, on ne peut pas parler de «taille basse» sans la citer. Et tout le monde était contente de sa présence.

Mais, ce soir-là, la majorité des invités et téléspectateurs, ont attendu, en vain, de vous voir faire votre leumbeul favori. Pourquoi n’avoir pas dansé pour eux ce leumbeul qui est votre trait artistique ?

C’est normal, car j’ai du monde derrière moi et dans tout ce que j’entreprends leur avis est nécessaire. Alors, j’ai été conseillée par mes proches qui m’ont interdit de faire le leumbeul.

Et pourquoi cela, car votre style s’est imposé  grâce au leumbeul ?

Un artiste doit accepter les critiques et reproches, et j’en suis consciente. J’avais invité des artistes et personnalités ce soir-là. Et danser et chanter et très difficile. C’est pourquoi on ne m’a pas vue danser jusqu’à la fin.

N’est-ce pas plutôt à cause de votre asthme que vous avez évité de faire du leumbeul et de danser sur scène ?

(rires) Qui vous la dit ? Vous êtes dangereuse, hein ! Disons que pour l’asthme c’est durant ma jeunesse que j’ai le plus eu de crises. Cela m’avait même empêché de danser. Mais, maintenant, ça va, je ne le ressens même plus.

N’avez-vous pas été victime de faux billets comme la majorité des artistes lors de la soirée de leur anniversaire ?

Non, cela n’a pas été mon cas et j’en remercie Dieu. Les invités présents dans la salle n’ont fait que du Téranga avec moi.

Pourquoi avoir choisi comme partenaire de votre manifestation la chaîne de télévision dakaroise Sen Tv ?

Les gens de cette chaîne m’ont accompagnée depuis mes débuts. Pape Cheikh a fait la publicité de l’évènement pendant presque trois mois à chacune de ses émissions à la radio. Et puis, eux, quand ils accompagnent un artiste, ils y vont à fond, avec des directs et tout le nécessaire. C’est la raison de mon choix porté sur la Sen Tv.

À part cela, on vous a vu la dernière fois lors de l’anniversaire de la 2STv. Quand vous êtes entrée dans le Sabar, la danseuse Ndèye Guèye a essayé de vous lancer des piques, au moment où vous preniez le micro. Quels rapports avez-vous avec elle ?

Moi, je ne sais pas, je n’ai pas compris sa réaction. Je n’ai jamais eu de problème avec elle ;  nous ne nous sommes jamais disputées. Je me dis seulement que chacune fait ce qu’elle sent. Et de toute façon, ce n’est pas grave, il n’y a pas de problème. Car, je pense que je suis artiste et l’on m’a invitée lors du Sabar et ce fut la raison de ma présence. Tout le monde sait que je ne suis pas présente à tout moment dans les médias, je ne sors que quand je suis invitée. Je suis entourée par des personnes bien comme la fille cadette de Serigne Fallou qui m’appelle pour me conseiller. Je jouis de la même considération de la part de toute la famille mouride. Alors, je rends encore grâce à Dieu, car tout cela c’est le milieu artistique. À présent, je pense au futur, mais pas aux actions du passé.

Quelle relation entretenez-vous avec les artistes de votre génération ? Êtes-vous en paix maintenant avec Ndiolé ?

Je rends grâce à Dieu d’avoir de bonnes relations avec tous les artistes.

Et avec Ndiolé, ça va maintenant ?

Je le répète : je rends encore grâce à Dieu.

Quels sont vos projets ? Avez-vous un album en préparation ?

Oui, j’ai des projets, et j’ai pour habitude de sortir des singles. Parce que j’ai peur de réaliser un album, surtout si on est une femme et qu’on n’a pas les moyens nécessaires. Avec la piraterie, ce n’est pas évident. Pour l’instant, je suis en studio. C’est une surprise, on verra.

Il se dit qu’un richissime gambien a été séduit par votre charme. Qu’en est-il ?

Je suis une femme et toute femme voudrait se marier ; alors, comme tout le monde, j’attends le moment venu.

Alors le Gambien il existe ou pas ?

Je répète : le moment venu, je vais me marier, car qui voit un bon mari se lance. Si j’en vois un, demain je me marie. Mais il y a juste que je veux faire attention. Car, il est mieux d’avoir le meilleur des maris qui aura une grande tendresse pour sa femme. [xalimasn.com]

N’êtes-vous pas, de temps en temps, harcelée par les hommes ?

Cela arrive, car je suis une femme ; je ne les rabroue ni ne leur raccroche au nez quand ils m’appellent au téléphone. Je m’efforce, à chaque fois, de bien parler avec eux. Il n’empêche, je fais en sorte que l’on ne  me manque pas de respect.

Vous remarierez-vous avec un artiste ?

Cela dépend de Dieu, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Je m’étais mariée à un artiste, on a divorcé c’est tout. Pour autant, je ne renie pas un époux qui serait issu du milieu artistique.

Walf Grand-Place

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