PRÉFACE de l’ouvrage « Un chemin si étroit: « Deux raisons m’ont poussé à accepter l’honneur que me fait Mouhamadou Moustapha Diouf… » (Par Professeur Jacques Foos)

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Deux raisons m’ont poussé à accepter l’honneur que me fait Mouhamadou Moustapha Diouf de rédiger une préface pour son quatrième ouvrage : la première tient à sa personnalité hors norme et la seconde, à l’attrait que représente ce pays qui sera l’un des phares de l’Afrique moderne. Les qualités et le dynamisme de tous les amis que je compte dans ce pays me conduisent à cette constatation.

Mouhamadou Moustapha Diouf a été l’un de mes élèves lorsque j’enseignais à l’École nationale supérieure des Arts et métiers (ENSAM-Paris)?; c’est là que je l’ai connu. Il fait partie de ces élèves qui font la fierté du professeur que je suis, un de ceux qui, en dépassant le maître, le subliment?! Il m’a impressionné par sa capacité de travail liée à une curiosité et une rigueur scientifiques sans faille, et plus encore, maintenant que je comprends les multiples facettes qu’il présente. Il n’est pas donné à tous d’être à la fois un excellent ingénieur en génie nucléaire et un écrivain confirmé alors qu’il est encore dans la prime jeunesse?!

Il est à l’image de ce pays, le Sénégal, et de son continent, l’Afrique. L’Afrique est le berceau de l’Humanité, le continent où sont apparues non seulement la « lignée humaine », mais aussi la seule de ses espèces qui survive à ce jour : l’être humain moderne, l’Homo sapiens. C’est tout logiquement en Afrique que l’on a découvert des preuves d’une occupation par des hominidés précurseurs de l’être humain, datées par des méthodes de génie nucléaire (on y revient?!) de 7 millions d’années?!

Les pays de ce continent présentent la croissance démographique la plus importante de la planète. Dans le dernier livre que j’ai publié il y a cinq ans¹, j’écrivais dans l’avant-propos : « La moitié des habitants de l’Afrique n’étaient pas nés au début de ce siècle. » C’est donc encore plus vrai aujourd’hui?! La situation sanitaire s’améliore nettement et l’Afrique repose sur une organisation sociale fondée sur la famille et l’appartenance ethnique, ce qui permet une pérennité pour la transmission des valeurs ancestrales sur lesquelles s’est fondée l’Humanité, ce que les continents les plus « riches » sont en train de perdre?!

Quelle est la place du Sénégal dans cette dynamique?? Ses atouts sont nombreux : le Sénégal possède la quatrième économie de la sous-région ouest-africaine. Comme l’auteur le souligne dans son livre, comparé aux autres pays du continent africain, le Sénégal est aussi très riche en ressources naturelles (or, gaz et pétrole, phosphates, zircon, etc.), mais ses principales recettes aujourd’hui proviennent de la pêche et du tourisme. Compte tenu de sa situation géographique et de sa stabilité politique, le Sénégal fait partie des pays africains les plus industrialisés avec la présence de nombreuses multinationales.

Les infrastructures se développent. L’an prochain, la constitution d’un réseau autoroutier de plusieurs centaines de kilomètres sera effective?! Un nouvel aéroport, l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) situé à Diass (Mbour), à 47 kilomètres au sud-est de Dakar, a été inauguré en 2017, remplaçant l’ancien aéroport international Léopold-Sédar-Senghor. Dans l’histoire mondiale de l’aviation, les Sénégalais ne peuvent pas oublier que le 25 mai 1971, le Concorde a choisi Dakar comme première étape depuis la France pour son premier vol de démonstration en 2 h 52 (dont 2 h 07 en vol supersonique), et le 21 janvier 1976, ce sera le premier vol commercial Paris-Dakar.

Les premiers passagers supersoniques de l’histoire de l’aviation sont ainsi accueillis à Dakar par le Président Senghor. C’est un modeste, mais caractéristique exemple de la place qu’a depuis fort longtemps le Sénégal dans une dynamique de transport intercontinental (et aussi dans le cœur des Français?!).

Dans son ouvrage, Mouhamadou Moustapha Diouf dresse un tableau rigoureux de la situation de ce pays (de son pays?!), en particulier dans les domaines de l’éducation, de l’énergie et de l’alimentation. Il ne se contente pas de faire des remarques et critiques constructives, il propose à chaque fois des recommandations pertinentes dont même nos dirigeants, en France comme dans d’autres pays, pourraient s’inspirer. Pour l’énergie (qui est mon domaine?!), il prend évidemment en compte la lutte contre le réchauffement climatique même s’il a été promis aux pays d’Afrique une manne de 100 milliards de dollars par an en financement climatique aux pays les plus pauvres (promesse des pays « les plus riches »). Celle-ci sera scrutée de près par le continent africain : c’est l’une des conclusions importantes du premier sommet africain sur le climat qui s’est tenu au Kenya en septembre 2023, réunissant 54 pays africains, qui montre l’implication de ce continent dans ce combat contre le réchauffement.

Mouhamadou Moustapha Diouf le sait bien et il le souligne : c’est un formidable effort que fait le pays en s’équipant de bus électriques, pour l’instant à Dakar, mais l’important est de savoir comment est produite l’électricité et ceci est vrai pour tous les pays bien sûr, même ceux du « vieux continent »?! Là aussi, les propositions qu’il formule tombent sous le sens?!

La dernière partie est très intéressante également et montre à quel point l’auteur prend à bras le corps ce bilan : rien ne se fera sans une démocratie participative et là aussi, bien sûr, il propose huit recommandations dont on peut espérer que les politiques au pouvoir (ou qui arriveront au pouvoir) vont s’en inspirer?!

Il cite plusieurs fois les propos de Cheikh Anta Diop. En relisant certains de ses propos et en me remémorant ce qu’on dit de lui, avec beaucoup de clairvoyance et d’exactitude : « Intellectuel et humaniste sénégalais, Cheikh Anta Diop fut l’homme de l’intégrité morale et du refus des compromissions. Il fut le restaurateur de la conscience noire »², je me dis que Mouhamadou Moustapha Diouf marche sur ses traces.

Souhaitons-lui un long chemin pour le plus grand bien de son pays?!

Source: EDMG solution

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