Quand le temps pete, c’est la tempête (Par André Fossar Souané)

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Mes chers compatriotes !

En ces moments difficiles que traverse notre chère nation, il est nécessaire que chacun face une lecture lucide et objective des évènements. En ce qui me concerne, je n’ai pas été militant tout cour ; je me suis toujours défini comme cadre républicain depuis les premières heures de l’Alliance pour la République (APR).

C’est à ce titre que j’ai, fréquemment, à travers mes prises de parole, en public comme en privé, alerté, conseillé, incité, exhorté les membres de notre Parti à la recherche du consensus, à la culture de la paix et au respect de l’Etat de droit. 

En 2012, je m’étais engagé pour l’élection du Président Macky SALL, sept ans plus tard j’ai refait le même exercice pour lui accorder un deuxième mandat à la tête du pays. J’ai pris part à plusieurs batailles électorales sous la bannière de l’APR au sein de la Coalition Benno Bokk Yaakaar. C’est dire que j’ai fait preuve de constance et de persévérance dans la mouvance présidentielle ; pas parce que j’y occupais une position confortable mais plutôt parce que je tenais beaucoup aux idéaux républicains et j’estimais que c’est de l’intérieurque je contribuerais mieux au renforcement de l’Etat de droit.

Ainsi, je n’ai eu de cesse de rappeler, chaque fois que l’occasion m’a été donnée, que la gestion du pouvoir (central comme déconcentré ou local) est assujettie à des principes sans lesquels les socles de toute vie communautaire peuvent facilement se casser. Il s’agit entre autres de l’indépendance de la justice, du respect des droits et des libertés aussi bien individuels que collectifs, de la sacralité de l’Etat. Je ne crois pas avoir été entendu.

Au fil du temps, j’ai fini par me convaincre que dans la pratique c’est le PARTI avant la PATRIE. Cette situation a encouragé la transhumance de politiciens professionnels qui n’hésitaient pas à ravaler leurs vomissures ou tout simplement changer en beige-marron la couleur de leurs vestes pour venir trinquer aux côtés de ceux-là qu’ils insultaient dans un passé récent.

Depuis la lutte contre la crise sanitaire (COVID-19), j’avais la désagréable impression que quelque chose n’allait plus dans ce pays. La gestion de cette crise a révélé beaucoup de failles dans la gouvernance des finances publiques. Durant cette période, les autorités nous bassinaient avec des mots effrayants (isolement, confinement, quarantaine, cas communautaires, distanciation, barrières, couvre-feu, état d’urgence etc.) auxquels on avait fini de s’habituer sous contrainte policière ou par résignation de bon aloi. Les populations avaient tellement souffert des mesures de restriction que je me demandais si l’humanité n’était pas victime d’une grave malédiction. Face aux malversations constatées et révélées par les corps de contrôle, les autorités concernées, au lieu de se regarder dans la glace et s’en remettre à la justice, avaient cherché et trouvé des boucs émissaires en la personne de fonctionnaires exécutant leurs ordres…A ce scandale s’ajoutent les émeutes de mars 2021 et de juin 2023. Des morts, des pillages de biens publics comme privés, des arrestations dont dame Justice avait la charge d’en faire connaitre les circonstances et au besoin donner suite aux dossiers… On est venu au processus électoral avec des rebondissements et des commentaires charriant une pléthore de concepts, de tournures et de procédures juridiques à donner le vertige à plus d’un acteur de la scène politique. Jamais la Constitution, le Code de procédure pénale et le Code électoraln’avaient été autant interprétés par des savants et des profanes.

Depuis lors, notre pays se débat encore dans une crise qui prendrait sa source dans la volonté d’un groupe de politiciens (adeptes et suppôts de l’oligarchie) de rester sourds aux aspirations de la jeunesse et de la majorité sociologique de la population.

Le dernier rempart contre l’arbitraire a été malheureusement utilisé pour servir de bras armé à un régime en mal de justifier sa gouvernance. Pendant ce temps, le brave peuple résiliant compte encore sur les moyens dont il dispose pour sortir de cette situation, en renouvelant le contrat qui lie gouvernants et gouvernés.

A cet effet, j’ai mêlé ma modeste voix à celles d’honnêtes citoyens et intellectuels de ce pays pour dire « ça suffit » !

C’est avec regret que je vois la grande majorité présidentielle que certains qualifient, à tort ou à raison, d’armée mexicaine volait en éclats comme un château de carte. Le vent du changement qui pointe à l’horizon est irréversible. Tout ce que nous souhaitons, c’est qu’il soit porteur d’espoir d’un avenir radieux afin de stopper la saignée de l’émigration irrégulière qui ravit la vie de tant de jeunes.

La détermination et l’endurance de l’opposition montrent à suffisance que notre peuple a des raisons de rester optimiste pour se débarrasser de ses prédateurs de tous ordres. Aujourd’hui, quoi que l’on puisse dire, cet espoir d’un Sénégal souverain où il fera bon de vivre est incarné par lePASTEF et ses alliés. Le Président Ousmane SONKO est incontestablement le leader politique qui est le porte étendard de cette nouvelle dynamique rédemptrice. Bon nombre de nos compatriotes de la diaspora adhèrent à son combat ; ce qui manifeste des signes avant-coureurs positifs d’une victoire éclatante au soir du 24 mars 2024. Ainsi à l’instar de tous ceux qui souhaitent une ère nouvelle au Sénégal, j’ai décidé de soutenir publiquement le candidat de la coalition DIOMAYE PRESIDENT pour cette élection présidentielle.

En prenant le train du changement en marche, j’ai fait mienne cette sagesse nietzschéenne : « Mieux vaut être à la périphérie de ce qui s’élève qu’au centre de ce qui s’effondre »

André Fossar SOUANE

Commissaire au Enquêtes économiques Principal / Diplômé d’Etudes approfondies en Philosophie morale et politique

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