Sacralité de la femme, sens de la retenue, dignité… : Ces valeurs que le Cicr et les associations de femmes veulent rétablir en Casamance

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Pour le retour de la paix en Casamance, les associations de femmes de la région et le Comité international de la Croix-rouge se sont engagés à remettre au goût du jour des valeurs anciennes susceptibles de remobiliser autour de l’essentiel.

Dans le crépitement assourdissant des armes en Casamance, les femmes de la région se sont toujours soulevées contre cette tuerie aveugle qui ruine leurs foyers. Dans cette lutte, elles ont toujours reçu le soutien du Comité international de la Croix-rouge (Cicr) qui a installé une sous-délégation à Ziguinchor depuis 2004. A travers un vaste programme de vulgarisation du droit humanitaire international, le Cicr et des associations de femmes de la Casamance ont œuvré pour la remobilisation de plusieurs valeurs égratignées, dans l’espoir de susciter un retour efficient à la paix. Ces valeurs qu’énumère la coordinatrice du comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance/Usoforal, Seynabou Male Cissé, ont toujours été porteuses de cohésion et de paix dans la zone. C’est ainsi que la valeur de la sacralité de la femme et de l’enfant a été revisitée.

En Casamance, comme dans plusieurs contrées d’Afrique, la femme et l’enfant sont sacrés et leur protection incombe à tous. La valeur de l’hospitalité aussi a été invitée dans cette campagne de sensibilisation. La téranga sénégalaise doit être une réalité partout dans le pays. Le sens de la retenue, cette valeur qui permet de contenir ses émotions, sa colère… en toutes circonstances, ainsi que ces interdits que l’on retrouve souvent dans les sociétés africaines, leur respect éviterait bien des conflits. La dignité de l’assistée qui est une valeur cardinale du soubassement de la quasi-totalité des sociétés, a également été revisitée. Lorsqu’on apportait de l’aide à quelqu’un dans la société, cela se faisait dans la plus grande discrétion. Une valeur qui s’effrite aujourd’hui dans une société où la vanité et le voyeurisme prennent de plus en plus de l’ampleur. La dignité dans plusieurs sociétés négro africaines, c’est également celle qui est conférée aux morts qui ont droit à un repos éternel.

Dans cette campagne de remobilisation des ‘valeurs égratignées’, le Cicr et les associations de femmes de la Casamance ont sélectionné les valeurs du pardon et de la réconciliation, mais également celle du respect de la nature. Cette nature qui est en parfaite communion avec les Africains, d’où sa sacralité. Malheureusement, dans ce conflit, cette nature subit les foudres de la furie humaine.

Ce programme a eu un impact considérable, dira Seynabou Male, avec l’engagement de plus de deux mille cinq cents femmes pour l’émergence de la paix en Casamance. Dans la zone de Koulampane, les jeunes se sont davantage impliqués dans des actions culturelles qui renforcent la paix. Les recommandations de ce programme font, entre autres, état de la reconnaissance de l’Etat du Sénégal du droit de participation des femmes dans la résolution de la crise casamançaise et que l’opinion internationale s’intéresse davantage sur ce qui se passe dans cette zone qui abrite le plus vieux conflit du continent africain.

walf.sn

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