Situation sociale délétère à Canal Info. Vieux Aïdara se cache derrière l’ombre de Karim Wade

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Neuf mois d’arriérés de salaires, pas de contrat en bonne et due forme, un personnel non affilié à l’Ipres ni à la caisse de sécurité sociale, pas de couverture médicale… Malgré la mise en demeure servie au directeur de Canal Info News, la sommation interpellative, le dossier pendant devant le Tribunal du Travail, Vieux Aïdara n’a pas bougé le petit doigt. Ce qui conforte les travailleurs, en sit-in hier devant les locaux de la chaîne de télé, dans l’idée que leur patron est protégé par le fils du président de la République, le tout puissant ministre d’Etat Karim Wade.

Chaque fois qu’ils remettent sur le tapis leurs doléances vieilles de deux ans, les travailleurs de la chaîne de télévision Canal Info New s’entendent dire par le Directeur général qu’il est intouchable, parce que protégé par son ami Karim Wade. Résultat des courses, fustige Nassirou Ndiaye, secrétaire général de la section Synpics locale, la boîte leur doit neuf mois de salaires, il n’y existe pas de contrat en bonne et due forme, le personnel n’est affilié ni à l’Ipres ni à la Caisse de sécurité sociale, il n’y a pas de couverture médicale. Face à ces violations flagrantes des droits des travailleurs, l’inspection du travail a servi une mise en demeure au directeur de la chaîne, mais rien n’y fait. Le dossier devant le Tribunal avance à pas de caméléon. Dos au mur, les travailleurs de la chaîne, en sit-in hier, en ont appelé à l’intervention des Wade (le Président et son fils). « Il ne faut pas qu’ils attendent que nous allions en grève de la faim pour venir à notre chevet. Cinquante ans après les indépendances, faire travailler des gens pendant 9 mois sans les payer, c’est de l’esclavagisme pur et simple », disent-ils. Pour finir, le secrétaire national à la formation syndicale se réjouit du soutien des 17 sections du Synpics qui se sont largement mobilisées pour la manifestation à laquelle ont assisté tous les secrétaires généraux. L’agression de Karamoko Thioune et Boubacar Kambel Dieng s’est invité dans le débat.

Au nom du Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), Ibrahima Khaliloulah Ndiaye a soutenu qu’il n’y a pas de quoi jubiler pour la récente décision du ministre de l’Intérieur qui a donné des instructions pour que les auteurs soient poursuivis. Une bataille est gagnée, mais pas la guerre. « Les deux journalistes ont été agressés par des agents assermentés, dans le cadre de leur profession ; quiconque viole la loi doit en répondre devant la justice ». Après l’identification des présumés auteurs et la reconstitution des faits, le dernier développement n’est qu’un pas. Saluant la mobilisation du Synpics et celle du Sutsas, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye n’y est pas allé par quatre chemins pour dire que Vieux Aïdara est un mauvais manager et qu’il doit rendre le tablier.

Hadja Diaw GAYE

lasquotidien.com

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