Succession du Président. Wade confirme Babacar Gaye

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Je ne ferai pas comme Senghor »

(à propos de l’article 35 qui avait fait d’Abdou Diouf le successeur de Senghor en 1980).

Dans une interview accordée à nos confrères français du magazine Marianne et dont des extraits ont été publiés par l’AS (édition d’hier notamment), le chef de l’Etat, répondant à une question sur sa succession assène : « je ne ferai jamais comme Senghor » faisant allusion à l’usage de l’article 35 de la Constitution de l’époque qui faisait du Premier ministre le successeur du chef de l’Etat en cas de démission ou d’empêchement.

C’est ainsi que l’ancien Premier ministre de l’époque, Abdou Diouf, a « achevé » le mandat de Senghor à qui il restait 3 ans. Le président, selon toujours les extraits publiés par nos confrères de l’AS, ajoute qu’il « n’utilisera jamais l’article 35 », parce qu’il « est un démocrate ».

Ces propos du président Wade confirment ceux de son ancien directeur de cabinet et actuel porte parole du Pds, Babacar Gaye. En effet, quelques jours plus tôt, dans une interview exclusive à la « Sentinelle », ce dernier, répondant à une question sur les rumeurs faisant état que le président caresserait l’idée de se faire succéder par son fils, Karim Wade, jurait presque : « Il n’y aura jamais un article 35 ». Et d’ajouter : « Il (Wade) s’est prononcé déjà sur la question. Jamais il n’existera un autre article 35 bis. Si les gens prêtent l’intention à Abdoulaye Wade de vouloir se faire succéder par son fils, je pense à une simple injustice pour plaire, pour la bonne et simple raison qu’il a un fils qui s’appelle Karim Wade, sénégalais comme tout le monde, sénégalais comme tous les autres pour prétendre à la présidence de la République. Ce n’est pas parce que son père l’est qu’il le sera, mais c’est parce que les Sénégalais auront fait un choix qui pourrait faire de lui un président de la République ». (Sentinelle n° 18 du lundi 10 Février 2010)

Que peut-on retenir de tout cela ?

Que Babacar Gaye, en tant qu’ex-Directeur de cabinet du président et actuel Porte-parole du Pdsl, soit, basait ses propos dans la Sentinelle sur ce que dit le proverbe : « Ce que dit le talibé (élève coranique) il l’a entendu sous la tente » (celle de son marabout, maître coranique) ; soit, il anticipait la pensée du Maître, par on ne sait quelle boule de cristal.

En second lieu, si nous prenons pour argent comptant les propos de Babacar Gaye et de son patron, Me Wade, une conclusion (provisoire ?) s’impose : le soldat Karim Meïssa Wade, devra faire des centaines de « campagnes politiques », mouiller sa tenue et, pourquoi pas, respirer des tonnes de gaz lacrymogènes et l’air putride de Rebeuss, avant de convaincre les Sénégalais qu’il mérite de s’asseoir un jour sur le fauteuil de son père de président. Du reste, pour avoir suivi, ce chemin de croix pendant plus de vingt cinq ans. Quel meilleur maître il pourrait avoir que Maître.

Mais bon, qu’on ne nous prenne quand même pas pour ce qu’on n’est pas : des cons. Une Constitution, ça se tripatouille. Nous en avons eu l’expérience en 9 ans d’alternance. Allez citoyens, restez vigilants ?

africanglobnews.com

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