Vote de la loi sur le report de la Présidentielle ce lundi : Journée cruciale pour le Sénégal

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XALIMANEWS- C’est la première fois depuis 1963 qu’une présidentielle au suffrage universel direct est reportée au Sénégal. L’annonce faite par Macky Sall a fini de créer une atmosphère de tensions qui fait craindre au moment où le Sénégal était jusque là considéré comme le pays le plus stable en Afrique de l’Ouest.

Ce lundi 05 février, à l’assemblée nationale, les députés doivent se pencher sur la proposition de loi diligentée par le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) avec la mouvance présidentielle, Benno Bokk Yakaar. Un avant goût d’un refus populaire est perçu ce dimanche dans les rues de Dakar et même dans d’autres villes, à l’intérieur du pays. Dans ce tohu bohu, le signal de Walfadjiri est coupé par l’Etat et sa licence retirée. Les organisations de presse condamnent l’acte et s’invitent sur la scène.

De part et d’autres, des organisations de la société civile, des mouvements politiques, entre autres, leaders d’opinion sont montés au créneau pour exprimer leur désaccord contre ce report. Au moment où le coup d’envoi d’une grande manifestation devant l’assemblée nationale est donné sur les réseaux sociaux. L’opposition a, tout aussi, appelé à la résistance. D’ailleurs, l’archevêque de Dakar a fait une sortie dans ce sens et appelé au respect des institutions, espérant faire reculer le processus.

Dans un tel contexte, des experts politiques parlent de push électoral au regard des dispositions de la constitution. Ce que les sénégalais, selon eux, ne sont pas prêts à accepter. En tout état de cause, la journée s’annonce explosive. Si l’on sait que beaucoup d’entreprises ont décidé de ne pas fonctionner. La société nationale Dakar Dem Dikk, dont les bus ont été attaqués ce dimanche, a sorti un communiqué pour aviser sur la vacation de ses services. Entre temps, les chars ont refait leur apparition dans les rues de Dakar…

Pour rappel, selon le code électoral, un décret fixant la date d’une nouvelle présidentielle doit être publié au plus tard 80 jours avant le scrutin en cas de report, prévoyant ainsi les dispositions dans un contexte exceptionnel.

La président Sall, élu en 2012 pour cinq ans puis réélu en 2019 pour sept ans et qui n’est pas candidat cette fois, risque d’être encore à son poste au-delà de l’échéance de son mandat, le 2 avril.

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