Y’EN A MARRE DES TRANSFERTS D’ARGENT ! Les épouses d’émigrés exigent plus de chaleur conjugale

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«Loin des yeux, loin du cœur», a martelé une femme d’émigré à Kolda. Ces colombes ou amazones dont la féminité fait gémir plus d’un se sentent plus que jamais seules. «Assez des interminables appels téléphoniques! Assez de ces termes d’affection, (bébé, néné, chérie, amour…), servant souvent de mots de passe pour effectuer un retrait d’une transaction dans les agences de Western union», clament-elles à qui veut l’entendre!Dans la capitale du Fouladou, les Koldois et Koldoises parlent de la crise que traverse l’hôpital régional avec le décès mercredi dernier du jeune A. Diao à cause d’une non-assistance du fait d’un manque perpétuel d’oxygène, de gants, de gaz, de personnel (chirurgien) etc. Mais, les épouses de nos compatriotes expatriés sont préoccupées par autre chose. Ces dames, dont la beauté physique, naturelle et intérieure est unique, lèvent un coin du voile de leur vie privée sous des pseudonymes comme Bébé, Chou, Bijou. «Moi, j’ai contracté mon mariage il y a dix ans et je n’ai eu que deux mois du bonheur de vie conjugale durant lesquels je suis tombée enceinte de ce jeune garçon que mon mari ne connaît qu’à travers des photos.», note cette femme qui se fait appeler Bébé. «Mon mari m’appelle souvent et m’envoie de l’argent chaque mois, mais ça ne me satisfait pas. Un mari, c’est avant tout la vie conjugale, le partage des sentiments pour le meilleur et pour le pire », dit-elle. Elle poursuit en disant : «J’ai besoin de lui pour me soulager», martèle-t-elle. Une autre, répondant au pseudonyme de Bijou, d’emboucher la même trompette pour dire : «Après 7 ans de mariage, j’en ai marre de cette vie d’enfer. Je veux partager avec lui le même toit, le même lit, le même drap… afin de vivre pleinement mes désirs… ». Une troisième dame, plus réservée, loue les efforts de son Abdoulaye Ndiaye qui l’a abandonnée quelques mois après leur première nuit de noces et remercie ses beaux-parents. Selon elle, «il est son confident». Ce sont des femmes désespérées malgré tout le luxe qui les entoure qui ruent dans les brancards. Elles sont d’avis que les maisons, les voitures, les billets de banque seuls ne peuvent pas faire le bonheur d’un couple. Le partage des désirs entre les mariés est le fondement de l’union conjugale.

L’observateur
via galsentv.com

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