C’était un certain 22 avril 2012 que le Roi des Arènes perdait son titre. Ce jour-là, Yékini a mordu pour la première fois, la poussière face à Balla Gaye 2. Un an après, le fils de Bassoul brise le silence et revient sur la seule journée « noire » de sa carrière de lutteur.
« Des gens pleuraient comme des bébés. C’était très dur pour les fans. De huit heures du matin à minuit, ils étaient là devant la maison, pendant plus d’une semaine, pleurant comme des bébés. Cela faisait mal, je ne pouvais pas sortir », se rappelle Yékini. Pour lui, quinze ans de règne sans défaite, c’est trop.
« Et trop c’est trop. Il faut parfois perdre. C’est dans la vie de tout grand champion que de connaître un jour la défaite », renchérit le chef de file de l’écurie Ndakaaru dans les colonnes du journal Sunu Lamb. Interrogé sur son supposé « traitre » qui serait à l’origine de sa première défaite, Yékini de soutenir que le mystique a sa place dans la lutte. « Je connais le mystique, ce sont des trucs immuables. Sinon, jamais tu ne seras champion », invoque-t-il avant de soutenir qu’« il faut d’abord être un athlète. Le mystique venant après ».