Déguène Chimère Diallo,«J’ai rampé devant mon mari (Abdoulaye Babou)…»

Date:

La quarantaine, Déguène Chimère Diallo, la pimpante animatrice, a fini de confirmer son talent. Pourtant rien ne la prédestinait à la communication. Son dada étant la gestion. Elle suit une formation en comptabilité gestion avant de se rendre à Paname pour y faire une autre instruction en gestion hôtelière et en informatique. Celle qui fait les beaux jours de «wareef» a retracé son parcours mais aussi soulever un coin du voile qui entoure sa vie. Interview !

Comment êtes-vous entrée dans la communication ?

J’étais venue en vacances, c’est là qu’un parent de mon père, le Pdg du groupe excaf communication m’a approchée un jour chez mes parents afin que je fasse un essai à la radio. Parce qu’il trouvait que j’avais une voix radiophonique. Quand j’ai fais le test, ça s’est bien passé et, j’ai aimé. J’ai commencé des émissions et c’est ainsi que je suis finalement resté au Sénégal pour démarrer ma carrière en 1995. C’est sous la houlette de feu Gora Guèye (je ne me lasserais jamais de rendre hommage). Il m’a appris les notions du journalisme. Je suis allée jusqu’à présenter de grandes éditions en français, ou encore faire des correspondances à la RFI et ça, c’est quelque chose. Il y avait aussi Hady Wade, Abdoulaye Lam, El hadj Tandian Diouf qui m’ont beaucoup encadrée et aidée. De fil en aiguille, j’ai commencé à faire des émissions comme «xam sa waruugar» avec l’ordre des avocats, «disso ci biir keur». C’est ainsi que j’ai créé «Confidence».

Qu’est-ce qui vous a inspiré à créer ce genre de tribune ?

Depuis toute petite, j’ai toujours eu une capacité d’écoute et de réconfort. J’étais naturellement la confidente de tous mes amis. Les gens avaient une facilité à se confier à moi et je me suis dit pourquoi pas ? Ceci pour permettre aux gens de lever des tabous. Parce que notre société regorge de sujets comme l’inceste, le viol, la pédophilie etc… Donc permettre aux gens d’en parler dans l’anonymat était une manière de soulever des barrières. Avec nos maigres moyens, on l’a commencé et ça a fait tilt. Il y a aussi «ëtù jigèen yi» qui permettait de régler pas mal de problème dans l’humour. Et vous savez quand j’ai inventé «ëtù jigèen yi» Hady Wade m’a dit « eh bien ! Je vais crée «ëtù goor yi » et c’était génial. Ça a continué comme ça jusqu’en 2000. Puis, j’ai démissionné pour être actionnaire et directrice générale de Diamono fm.

Mais Diamono Fm ça n’a pas marché, pourquoi ?

L’expérience était quand même bonne, il faut le dire. Par la grâce de Dieu c’était un défi de faire une radio que personne ne connaissait et en faire une radio de renom. Seulement les gens avec qui j’étais associé n’étaient pas des hommes de radio et avaient du mal à comprendre certaines choses. Ceux qui connaissent la radio savent qu’il faut s’armer de patience et ne pas être à l’assaut du gain pour réussir. Dieu à fait que je travaille avec eux. Malheureusement on n’a pas réussi et ça s’est terminé par un procès que j’ai gagné par la grâce divine.

Ça a dû vous faire un coup dur ?

Vous savez le seigneur m’a aidé, je suis quelqu’un qui sait accuser les coups. Si tu vivais avec moi, tu te dirais, mais celle-là rien ne la dérange. C’est un soubassement spirituel en moi, pour moi rien n’est hasard dans cette vie. Donc pour tout  ce qui m’arrive je rends grâce à Dieu. Et vous savez après la pluie c’est le beau temps. Et peut être si le bon Dieu n’avait pas créé ça, il ne me donnerait pas autre chose.

Parlons de votre venu à la tfm, comment ça s’est fait ?

(Elle rigole), il n’y a pas de hasard et comme dit l’adage « okotu bu tassé ak géstu la ». C’est passé par Moustapha Diop pour qui j’ai beaucoup de respect. Quand je suis venu, il m’a donné le concept et j’ai senti que je pourrais le faire. Je lui ai aussi donné d’autres concepts que j’aimerais qu’on fasse dans l’avenir. Le meilleur reste à venir. On a envie de donner le meilleur de nous-mêmes. En plus nos employeurs nous laisse faire notre travail avec beaucoup de liberté et de sérénité. Dieu a fait que j’ai trouvé ici quelqu’un que j’ai toujours estimé El hadji Ndiaye Lô Ndiaye. C’est quelqu’un que j’ai toujours suivi.

Comment se choisissent les thèmes de wareef ?

Vous savez avec l’expérience de El hadji Ndiaye Lo et la mienne, on ne doit pas avoir de problèmes pour les thèmes. Maintenant notre société à une manière de fonctionner qui fait qu’il y a énormément de choses à dire. L’essentiel c’est d’en parler dans la correction et le respect pour que tout le monde s’y retrouve.

Les téléspectateurs apprécient wareef n’est-ce pas là un défi pour faire encore mieux ou garder ce cap ?

Oui ! Mais moi j’adore les défis. C’est facile de commencer quelque chose qui peut plaire mais poursuivre sur la même lancée est difficile. Que le seigneur nous aide. Mais on a l’intention de faire mieux que ça. Mais aussi les téléspectateurs sont aussi très importants dans cette optique parce qu’ils nous suivent et nous encouragent.

Quels sont vos projets pour votre avenir ?

Seul Dieu le sait. Mais, je peux dire ce que je fais en ce moment faisait partie de mes projets. C’est à dire faire la transition de la radio à la télé. Avoir ma propre télé fait aussi partie de mes ambitions. Mais en ce moment je n’ai qu’une seule ambition faire de TFM la numéro 1.

J’ai entendu votre mari vous rendre un vibrant hommage allant jusqu’à dire que vous avez presque remplacé sa maman qu’est ce ça vous fait?

Vous savez c’est un sentiment très fort qui nous lie. Et parfois une femme arrive à un degré d’amour au point de devenir la mère de son époux. Je veux dire par là qu’une maman ne veut que le meilleur pour son enfant, elle a envie de le protéger, elle aimerait qu’il ait mieux que ce qu’elle a eu. Et, vous savez mon mari me protége, m’entretiens me donne de la joie. Celui là vraiment par la grâce Dieu, je ne lui dois qu’allégeance. Je vais te dire un secret j’ai fais acte d’allégeance pour lui.

Ah ! bon comment ça ?

Tu sais, il a un côté que le grand public ne connaît pas. Je sais qu’il n’aimerait pas que je le dise. C’est dire qu’il passe la plus part de la nuit à prier. Alors ! moi un matin à l’aube, je me suis réveillée et il était sur la natte de prière. Je suis descendue du lit, j’ai rampé vers lui et très sérieusement, je lui ai dit que je voulais lui faire acte d’allégeance. Et vous savez c’était très émouvant et il me l’a accordé et je l’ai fait. Donc lui est doublement mon marabout c’est mon mari et mon marabout.

Donc vous juré par au nom de Abdoulaye Babou ?

Oui ! oui ! je jure par «barké Abdoulaye !» Il a tout ce qu’il faut pour être un bon marabout et c’est vraiment l’homme idéal.

lobs.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

En continu

DANS LA MEME CATEGORIE
ACTUALITES

Football-Brésil : un policier flingue un joueur (Vidéo)

XALIMANEWS-Au Brésil, lors d'un match de deuxième division régionale,...

100 JOURS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT BASSIROU DIOMAYE DIAKHAR FAYE: PARLONS-EN ! (Par Samba Ndiaye)

Cent jours : ce repère temporel ,non Institutionnel mais...