La vérité sur le PDS et son patron officieux (Par Marvel Ndoye)

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Le PDS est en train de prouver tous les jours que les sénégalais avaient parfaitement raison de les mettre dehors en Mars 2012. Même si Macky Sall a fait revenir par la fenêtre les plus pourris d’entre eux, il n’en demeure pas moins que ce qui reste du PDS est tout aussi sournois, et devenu très lâche.

1° Quand le PDS était encore sous le contrôle de Me Abdoulaye Wade

Personne ne déniera à Abdoulaye Wade son courage malgré son âge avancé. Il a certes été un fossoyeur des institutions, et un promoteur de la mal gouvernance, mais il a toujours affronté avec courage tous ses adversaires dans les urnes au lieu de fomenter des complots judiciaires contre eux et se planquer derrière les FDS à bomber le torse. Sous sa direction, son parti et ses coalitions en ont toujours fait montre de courage également en affrontant les partis ou coalitions adversaires au lieu d’aller comme l’autre froussard faire inventer des règles ridicules afin de n’affronter que des suppléants, et malgré tout se faire laminer par eux.

2° Depuis que le PDS est aux mains de Karim Wade

Seulement depuis que Wade père n’est plus aux commandes du parti, ne communique plus en son nom, laissant cela au politicien comédien Wade fils planqué au Qatar, ce parti qui n’est plus que l’ombre de lui-même excelle dans le théâtre, la lâcheté, la compromission, la conspiration pour exister.

(*) Aux élections locales 2022, il n’a su peser que dans 1 département sur les 46, et ne rassemblant qu’environs 200 000 voix au plan national

(*) Aux élections législatives 2022, n’eut été au fait qu’il se soit accroché aux basques de Yewwi dans le cadre d’une inter-coalition, ainsi que les appels de Ousmane Sonko à voter la liste Wallu dans certains départements, le PDS / Wallu n’aurait pas eu plus de 5 députés

Et dès le lendemain des législatives, cette version du PDS / Wade fils a démontré à son sauveur Ousmane Sonko qui l’a ressuscité, aux électeurs qui ont suivi le ndiggel, à quel point le parti est devenu sournois, ingrat, lâche, hypocrite, versatile. Même s’il ne le dit pas officiellement, et fait parfois dans le théâtre, le PDS s’est mis désormais au service exclusif de Macky Sall.

(*) C’est pour cela qu’il a refusé d’accompagner la motion de censure introduite par l’opposition contre le gouvernement de Macky Sall, invoquant des prétextes ridicules.

(*) C’est pour cela, et par pure lâcheté qu’il s’obstine à n’accuser que Mimi Touré de tous les maux ayant frappé le PDS tels que la rafle d’une cinquantaine de cadres du PDS aux premières heures de l’alternance de 2012, ou l’emprisonnement et la condamnation de Karim Wade,

Le PDS n’est plus un parti d’opposition depuis qu’il est aux mains de Karim Wade. Ce n’est qu’à demi-mots qu’ils critiquent le pouvoir, passent de la pommade à Macky Sall, le dédouanent de toutes les forfaitures de l’état. Ils n’évoquent jamais les vrais sujets, ceux qui peuvent déranger leur vrai patron, tels que les assassinats de manifestants, la libéralisation du pillage des ressources publiques, les conspirations judiciaires, la confiscation des libertés, la hausse des prix, etc…..

Les rares fois où ils donnent l’air de critiquer le pouvoir, c’est pour ne s’attaquer qu’à son ex-premier ministre Mimi Touré, ou à son premier ministre actuel Amadou Ba, et leur mettre tout sur le dos. Une véritable fumisterie. Mais bien sûr qu’ils savent comme tout le monde :

(*) Qui a le pouvoir d’orienter la politique du gouvernement qui ont mené aux catastrophes vécues par la population

(*) Qui a le pouvoir de signer les décrets facilitant les pillages comme on l’a vu avec le CovidGate

(*) Qui a le pouvoir de poser son coude sur tous les dossiers à scandale concernant BBY, et qui le confirme haut et fort d’ailleurs

(*) Qui a le pouvoir de signature des décrets de nomination des juges et procureurs qui font le sale boulot

(*) Qui a le pouvoir de nomination des membres de la CENA, et de les révoquer s’ils n’obéissent pas

(*) Qui a le pouvoir de nommer, et protéger les patrons délinquants de la DGE et la CDC

(*) Qui a le pouvoir de nommer, éventuellement corrompre ou commander tel ou tel juge du Conseil Constitutionnel

(*) Qui a le pouvoir de faire manipuler le fichier électoral et le système de contrôle des parrainages

(*) Qui a le pouvoir d’ordonner des tirs à balles réelles systématiques sur des enfants désarmés

(*) Qui a le pouvoir de faire bloquer depuis 3 ans toute enquête sur l’assassinat de 80 jeunes sympathisants de l’opposition, et autres disparitions

(*) Qui a le pouvoir de faire emprisonner 3000 sympathisants de l’opposition et de leur faire fabriquer des dossiers de terroriste, offense, insurrection, ou autres

Le PDS n’est plus un parti, c’est un mouvement de soutien entièrement mis à la solde de Macky Sall par le politicien comédien Karim Wade qui nous bassine avec ses tweets immatures, incapable de s’adresser en personne à ses compatriotes, et qui pense que ceux-ci sont amnésiques. Même si son procès a été entaché de quelques irrégularités, il n’en demeure pas moins que le Sénégal porte encore les séquelles de sa cupidité, de sa mauvaise gestion, de sa bamboula, de la guerre qu’il a mené contre les dignes fils du pays qui refusaient de se plier à son bon vouloir.

Pour les élections de Février 2024, le schéma de Macky Sall, soutenu par Macron et le PDS, était :

(*) Qu’aucune des candidatures du camp de Ousmane Sonko ne passe

(*) Que celle de Karim Wade passe, même s’il devait poursuivre sa campagne avec des tweets

(*) Que si Amadou Ba parvenait au second tour, alors Karim Wade se joint aux autres candidats sous-traitants de Macky Sall tels que les Mame Boye Diao, Aly Ngouille Ndiaye, Boune Abdallah, Anta Babacar, Daouda Ndiaye, etc…

Malheureusement pour eux tous, les plans ont été déjoués par :

(*) Le recours imprévu de Thierno Alassane Sall contre la double nationalité de Karim Wade

(*) Les bourdes de Karim Wade avec ses tweets toujours aussi immature qui donnent raison à TAS

(*) La bourde de Emmanuel Macron qui a cru bien faire en sortant illico un décret pour Karim Wade

(*) La clairvoyance ténacité des informaticiens au service de la coalition Diomaye Président

(*) La main de Dieu dans le tirage au sort plaçant C. T. Dieye en pole position

Alors ils ont improvisé un plan B, ridicule, dénué de subtilité, obligés de tout détruire sur son passage, violant de façon grossière la constitution, le règlement intérieur de l’assemblée, le protocole additionnel de la CEDEAO, toutes les règles en matière électorale, etc…. Ridicule en effet car :

(*) C’est un Karim Wade, pilleur confirmé par la justice, qui accuse, non pas son patron Macky Sall mais le PM comme le PDS en a l’habitude

(*) On rajoute un dossier Wardini digne d’un fait divers pour étoffer un tout petit peu le chaos imaginaire

(*) Le PDS et BBY qui ont la lâcheté et la cleptomanie en commun font le cinéma à l’assemblée

(*) Le lendemain, leur patron à tous deux, tel Dumbo dans un magasin de porcelaines, annonce à la nation que vu qu’un prédateur confirmé a accusé 2 juges présumés intègres, et qu’une inconnue aurait commis un parjure, alors j’annule les élections

(*) Le surlendemain PDS et BBY, appuyée par la gendarmerie, nous disent qu’ils mettent en suspend la clause d’éternité sur la durée de mandat, et offrent une rallonge à leur patron

(*) Et pour sceller le coup d’état, on rajoute 3 morts aux 80 – 250 otages politiques aux 3000 – 150 blessés aux 1500

Le scénario est bien sûr ridicule à pleurer, mais les auteurs sont pris de panique et n’ont pas le temps de réfléchir. Constatant que la mayonnaise ne prend pas, l’on se met à lâcher dans tous les sens des ballons de sonde et des fake news. L’homme aux tweets immatures diffuse des mensonges tendant à dire à l’opinion que Ousmane Sonko est un lâche comme nous car lui aussi négocie, mais une libération. Tandis que d’autres mercenaires montent au créneau pour laver à grande eau le putschiste mis au banc des accusés par la communauté internationale.

Donc actuellement, les comploteurs de BBY et du PDS improvisent, détruisant tout sur leur passage. L’important est de gagner du temps, de rendre impossible l’organisation d’élections au 25 Février. Avec leurs bras armés, leurs FDS, leurs milices, ils ne se sont fixés aucune limite en vies humaines perdues ou en litres de sang versés. Le putschiste nous fait comprendre d’ailleurs qu’au pire il préfère laisser le pouvoir à l’armée, plutôt que de faire une passation avec Diomaye.

Ne donnons pas trop vite du crédit au Conseil Constitutionnel. N’oublions pas que c’est ce même Conseil Constitutionnel qui a osé nous sortir cette histoire de suppléants sans titulaires, et qui a fait tout un cirque pour écarter Ousmane Sonko. Quant à la Cour Suprême, elle a déjà prouvé qu’elle est un cas perdu.

L’essentiel pour les sénégalais qui veulent voter est de rester mobilisés, et de considérer que le 2 Avril 2024 est la limite accordée au putschiste pour débarrasser le plancher.

Marvel Ndoye

E-mail : [email protected]

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