L’ISRA l’a échappé belle: Abdoulaye Wade a voulu fermer l’institut et réaffecter ses 12.000 hectares

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Xalima news – L’institut phare de la recherche de notre pays l’a échappé belle. L’ISRA (Institut sénégalais de recherches agricoles) qui se meut dans d’énormes difficultés depuis plusieurs années, a failli être «mangé» à la sauce foncière sous l’ancien régime. L’ancien président Abdoulaye Wade a voulu tout bonnement la fermer et réaffecter ses12 000 ha.

«L’ISRA a frôlé le pire. L’ancien président de la République a failli fermer l’ISRA». Conséquence, ces 45 centres ou sites qui représentent «son foncier, quelque 12000 ha», devaient être réaffectés par la suite. La révélation est du Dr Macoumba Diouf, directeur de l’ISRA, il y a quelques semaines, alors qu’il accueillait une visite de députés membres de la Commission «Développement et aménagement du territoire de l’Assemblée nationale».

Faces aux difficultés qu’il a traversées entre 2000 et 2012 (fuite des cerveaux, centres fermés, budget, financements équipements et logistiques inadéquats et insuffisants), l’institut faisait face à des velléités de fermeture. Toutefois, le directeur de l’ISRA a précisé qu’il s’agissait d’ « individus » malintentionnés qui ont tenté de manipuler l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour des desseins inavoués. «Ce sont des individus malintentionnés qui étaient derrière l’autorité. A quelles fins ? Je l’ignore. Mais a chaque fois que nous étions devant l’autorité, nous lui avons expliqué que ce n’était pas envisageable et elle a compris, même si c’était limite».

Se félicitant des actions actuelles en direction de l’Isra par rapport aux contraintes et la fuite des cerveaux dont l’institut a souffert ces dernières années, M. Diouf estime que «Le personnel est désormais motivé avec l’adoption d’un nouveau texte. La question des salaires est réglée. Au lieu d’environs 400 millions par an, les autorités comprenant que la recherche est la locomotive de l’agriculture, donc du développement, ont mis 3,5 milliards FCfa pour les pré-bases, pour la reconstitution du capital semencier pour toutes les espèces (voir par ailleurs). C’est cette pertinence qui tranche d’avec les velléités du régime précédent», avait salué Macoumba Diouf.
Autosuffisance en riz, c’est possible…

C’est dire que l’agriculture au sens large (agriculture, élevage et pêche) du Sénégal a été sauvée de justesse. Que dire du secteur de la foresterie, sachant que les recherches de l’ISRA intéressent quatre ministères de développement à savoir ceux de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Environnement ? En fermant ou maintenant l’ISRA dans des difficultés, la lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et pour le développement durable étaient voués à l’échec en ce sens que les autorités entendent s’appuyer sur l’agriculture qui occupe près de 70% de la population pour réussir le décollage économique du pays.

Cela est d’autant plus important que l’ISRA évolue dans cinq (5) domaines de recherche: les productions végétale, animale, forestière, halieutique et la socio économie rurale. Il a un dispositif de recherche qui lui vaut une présence remarquée dans le pays même si certaines régions sont encore à pourvoir grâce à la demande locale. C’est le cas de Matam avec l’agriculture de décrue et Kédougou avec l’émergence et la trouvaille de nouvelles variétés de fonio et la riziculture pluviale.
Par production végétale, il faut comprendre les semences et leurs différentes variétés, un domaine dans lequel l’institution s’est beaucoup fait remarquer. Par exemple pour le riz, grâce à l’ISRA, 70% des parcelles peuvent être emblavées en irrigué, avec une possibilité de «rendement de 6,5 tonnes à l’hectare avec des pics de 9 à 10 tonnes à l’hectare, donc plus que le Vietnam qui nous vend du riz et qui est à une production de 3,5 tonnes à l’hectare. Nous avons 42 variétés de semences de riz homologuées: 22 en irrigué et 20 en pluvial, dont 5 NERICA pour le pluvial et 4 variétés parfumées. Désormais, grâce à la recherche, le riz est cultivable partout au Sénégal, même au niveau des sols à forte teneur en sel (Fatick). Donc l’autosuffisance en riz est possible, il suffit d’une volonté politique», a assuré Dr Macoumba Diouf.

Dans le même domaine, d’autres spéculations entre dans le champ de recherche de l’ISRA, notamment des variétés pour le développement agroalimentaire (mil, sorgho, maïs…), les tubercules (manioc, patate -enrichie à la vitamine A-, pomme de terre…), la banane et même le blé (blé tendre: amal, ashtar) qui, désormais, «peut être cultivé au Sénégal avec une production de plus 4 tonnes à l’hectare», confirmant la trouvaille de chercheurs depuis plusieurs décennies, a soutenu le directeur de l’IRSA.
Domestiquer les «soump», «madd», «ditah»…

Pour ce qui est de la production forestière, l’ISRA investit le créneau de la domestication de certaines variété de fuit sauvage et cueillette, du fait de leur utilité pour l’homme, pour prévenir les effets des changements climatiques sur ces espèces et vu leur vieillissement. Il s’agit dès lors d’amener à planter ces variétés que sont le baobab, le jujubier (jujubus), le tamarinier, le «soump», le «madd», le «ditah»…Du point de vue de la production animale et santé, c’est l’ISRA qui a trouvé et fourni tous les vaccins qui servent à vacciner le cheptel au Sénégal. Et, certains pays viennent s’en procurer chez-nous. Il en est de même pour l’aviculture qui, également, se sert des expertises de l’institut. Pour la production halieutique, l’Etat a recours à l’ISRA qui est son conseiller technique en négociation des accords de pêche, sur le repos biologique. «C’est nous qui déterminons sur quelles espèces signer des accords de pêche, les mailles des filets, le repos biologique pour préserver les espèces», a dit Macoumba Diouf, précisant que l’institut intervient aussi dans la socio économie rurale.

10 Commentaires

  1. NB: « Ce sont des individus malintentionnés qui étaient derrière l’autorité.
    A quelles fins ?
    Je l’ignore. Mais à chaque fois que nous étions devant l’autorité, nous lui avons expliqué que ce n’était pas «envisageable et elle a compris, même si c’était limite».

    A la lecture du titre de l’article, j’ai failli être victime d’un arrêt cardiaque ! Ouf ! Tout est bien qui finit bien, et si de vulgaires individus mus par leurs intérêts crypto personnels avaient voulu manipuler Wade sans y avoir réussi, tant mieux.
    Le Président Wade Abdoulaye, comme tout Président d’un pays bien organisé, ne pouvait avoir l’œil sur tout. SI ON DEVAIT EVOQUER TOUS LES CAS DE TENTATIVES D ‘ACCAPAREMENT de deniers publics , de biens fonciers, immobiliers et autres, on n’en finirait pas! Combien de promoteurs, hier et aujourd’hui ont leurs yeux rivés sur la belle forêt de Grand-M’bao ? Si vous saviez !

  2. C’est parceque l’isra était devenue inutile, une coquille vide, l’isra était au bord du gouffre. Et vous savez qui était le directeur général d’alors, pape Abdoulaye seck, l’actuel ministre, il a fallu l’enlever pour relancer l’isra. Voilà l’histoire. Macky sall s’est encore trompé de casting. Pape seck est un théoricien, il n’a jamais mis la main à la patte.

  3. Laye wade c’était ponce pilate, il se défausse toujours sur les autres.
    Il faut remercier Dieu de ce type ait quitté le pouvoir.
    C’était quand même une obsession, dés qu’il ya un terrain quelque part il fait tout pour se l’attribuer, être obsedé par les biens matériels à ce point c’est trés rare, surtout pour un vieillard.
    Même si son remplaçant n’est pas ce qu’il faut au pays, remercions tout de même Dieu de son départ.

  4. C’est ca waaye allez y la presse des 100 en marche accordez au moins les violons avec les legionnaires en chef.Diffamez et vous vous trompez lourdement si vous pensez que cela va regler le probleme des senegalais.Tenailles que vous etes entre l’envie de vendre du papier avec le nom Wade et la necessite du yakheu dere.Pendant qu’on y est il voulait aussi mettre le titre foncier du palais a son nom DOLENE ROUSSE SAKH bande de fanatises.
    La meme presse dans ses ragots nous colportait des mensonges pretes a l’actuel DG du king Fahd Place  » Wade m’a convoque ds son bureau et m’a dit ceci prend cette affaire et on se partage les benefices »propos qu’il n’a jamais tenu ce Racine SY .La crei qui peine a trouver ses preuves le president qui avoue s’etre enrichi avec Wade etc..cependant les zeles des 100 n’ont rien compris Wade dou sene morom menteurs

  5. @ Bijou : Vous avez tout à fait raison, ce n’est qu’avec l’arrivée de Macodou Diouf que l’ISRA est revenu peu à peu conforme aux normes qui font qu’on peut l’appeler institut de recherche! Nos compatriotes sont tellement amnésiques que certains ne vous diraient pas ce qu’ils ont mangé hier à midi !
    L’ISRA était devenu, sous Abdoulaye Seck à l’image de nos anciens grands dispensaires des années 60, sans plus.

  6. Ceux qui prédisaient à Karim Wade un sort aussi déshonorant que celui du fils OBIANG N’GEMA de la Guinée Equatoriale que les Militants de l’ONG SCHERPA poursuivaient devant les Tribunaux Français en ont eu pour leur grade ! Au Sénégal, certaines informations sont presque censurées pour éviter que l’on fasse le parallèle avec le CAS KARIM WADE!

    D’après les informations reçues directement par les avocats du deuxième vice-président, le mandat d’arrêt qui avait été remis à INTERPOL, suite à l’accusation faite par deux juges français, a été supprimé des archives de la police internationale, ce qui signifie la suppression de ce mandat

    Par conséquent, le deuxième vice-président ne figure plus dans les archives de la police internationale (INTERPOL) comprenant les personnes à l’encontre desquelles il existe un mandat d’arrêt.
    Lors de la correspondance et des contacts établis entre les avocats de S. E. Nguema Obiang Mangue et les responsables de l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL), ces derniers ont informé que le mandat d’arrêt à l’encontre du deuxième vice-président a été supprimé des archives
    . Par conséquent, Teodoro Nguema Obiang ne figure plus dans les archives comprenant les personnes à l’encontre desquelles il existe un mandat d’arrêt au sein de la police internationale.

    Ce mandat d’arrêt international a été délivré en 2012 par deux juges d’instruction de Paris à l’encontre du deuxième vice-président de la République de Guinée équatoriale, lors de l’instruction de l’affaire contre plusieurs chefs d’État africains.

    La suppression de ce mandat des archives d’INTERPOL, qui a également été demandé par la France, entraîne l’annulation du mandat d’arrêt par la police internationale contre S. E. Obiang Nguema Mbasogo.

    Le gouvernement de la Guinée équatoriale a émis un communiqué se félicitant de cette décision.

    Il faut aussi rappeler qu’il y a à peine deux semaines le département de la justice des États-Unis a également rejeté la demande du gouvernement de ce pays contre le deuxième vice-président pour insuffisance de preuve.

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