Un jeune policier s’est retrouvé cloué au centre de santé de Mbacké

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Magistrat
Un jeune policier s’est retrouvé cloué au centre de santé de Mbacké avec une jambe plâtrée. La faute à un jeune magistrat qui n’a pas aimé que le jeune homme en tenue le rappelle à l’ordre. Et dire que le pauvre policier ne faisait que son travail. En effet, selon des sources concordantes, le magistrat a emprunté un sens interdit. Le jeune policier, consciencieux, lui a intimé l’ordre de s’arrêter et d’emprunter la voie normale. Au lieu de s’exécuter, le magistrat exhibe sa carte, espérant que le policier va se laisser impressionner. Le policier reste intransigeant et lui barre la route. Piqué par on ne sait quelle mouche, le magistrat appuie sur l’accélérateur et heurte le policier qui se retrouve sur l’asphalte avec une jambe cassée. Le malheureux a été conduit au centre de santé de Mbacké où il est interné. Tandis que de bonnes volontés se sont retroussé les manches pour tirer le magistrat d’affaires.

Infiltration
Si l’envie vous prend de cogner sur un élément des forces de répression, réfléchissez à deux reprises avant de lever la main. Eh oui, ne pensez pas que seuls des auxiliaires gendarmes, gendarmes, Gmi et autres éléments de la compagnie de circulation sont prépositionnés sur la route. Des éléments des corps d’élites comme la Brigade d’intervention polyvalente (Bip), le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign), la Division des investigations criminelles (Dic), entre autres, sont dispersés un peu partout à Dakar et Touba.

Infiltration (Bis)
Ils sont en civil s’ils ne sont pas infiltrés dans le dispositif des Gmi ou des gendarmes. Hier, nous avons rencontré l’un d’eux, un élément de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) rompu à la tâche, ancien garde du corps du Khalife général des Tidianes, Serigne Mansour Sy, ancien membre du staff de la garde rapprochée de la bande à El Hadji Diouf à Tamalé et ayant fait partie du commando qui a été envoyé chez Khadim Bousso. Il été engoncé dans une tenue de Gmi et positionné près de la résidence Khadim Rassoul, comme un inoffensif régulateur de la circulation. Gare à celui qui veut le prendre pour un punching-ball.

Macky
Le leader de l’Apr a été reçu hier par le Khalife général des mourides, Serigne Bara Mbacké. Macky Sall qui était en compagnie de Moustapha Cissé Lô et d’autres responsables «apéristes» a également rendu une visite de courtoisie à Serigne Bass Abdou Khadr, dans la résidence Khadimou Rassoul. Cette rencontre a d’ailleurs été à l’origine du retard constaté sur le démarrage du point de presse du Comité d’organisation du Magal. Lequel comité s’est d’ailleurs excusé de ce retard devant les journalistes. Dans la ville sainte, on annonce l’arrivée d’autres hommes politiques aujourd’hui, en attendant la délégation gouvernementale demain pour la cérémonie officielle.

Point de presse
Parlons à présent de la rencontre avec les pisse-copie pour souligner que le Comité d’organisation du Magal a passé en revue l’historique de l’évènement, depuis le départ en exil de Khadimou Rassoul, le 05 septembre 1895, jusqu’à nos jours. Serigne Bass Abdou Khadre, Serigne Abdou Lahat, Serigne Ousmane Mbacké et leurs collègues du Comité d’organisation sont longuement revenus sur les recommandations du fondateur du Mouridisme durant ce jour de grâce, de reconnaissance et de «berndé». Le Comité d’organisation a longuement remercié les journalistes et a mis à leur disposition toutes les informations utiles.

Pénurie
Comme chaque année, le liquide précieux commence à se raréfier à Touba. Malgré les forages et les citernes qui sillonnent les quartiers, l’eau manque terriblement dans certains quartiers, surtout ceux situés dans la périphérie. Même si la situation n’est pas encore catastrophique. Espérons qu’il n ya pas derrière cela, un bon coup de sabot du ministre Omar Sarr.

Gorgui
Revoilà notre Gorgui international, qui reprend son bâton de pèlerin. Pour prêcher la bonne parole à Niamey au Niger, il s’est rendu au pays de Tandja. Gorgui a précisé d’entrée qu’il est « ami » du chef d’Etat nigérien, mais qu’il n’est pas venu faire de la médiation, même si certains leaders de l’opposition du même pays l’ont consulté pour qu’il intervienne, selon ses propres propos. Il faut dire qu’une médiation pour encourager le dialogue inter-nigérien, a déjà été enclenché par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ibrahima Sène
S’il y a un homme qui est bien coté sur la Toile par ces temps qui courent, c’est bien Ibrahima Sène, membre de la direction du Parti de l’indépendance et du travail (Pit). Rendez-vous compte qu’il fait partie des hommes politiques les plus suivis au Sénégal par la diaspora. Par la magie de la Toile. Eh oui, l’internet a ses petites réalités bien virtuelles mais si réelles…

Dadis
La Commission d’enquête guinéenne sur le massacre du 28 septembre a rendu des conclusions opposées à celles de la Commission d’enquête de l’Onu. Le commandant Moussa Tiégboro Camara, président de la commission (et lui-même responsable de la tuerie, selon le rapport de l’Onu) affirme que le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, n’est pas responsable de la tuerie, qualifiée de simple «infraction de droit commun». Cette Commission nationale contredit ainsi la Commission d’enquête de l’Onu qui avait pointé «une responsabilité pénale individuelle» du chef de la junte, de son ex-Aide de camp, le lieutenant Aboubacar Chérif Diakité dit Toumba, et du commandant Tiegboro Camara. Selon elle, «ils ne sont responsables de rien. Il est établi que le Président (Camara) n’est jamais venu au stade».

Dadis (Bis)
Par contre, la Commission nationale a recommandé des poursuites judiciaires contre Toumba, en fuite depuis qu’il a tiré, le 3 décembre dernier, sur le chef de la junte, actuellement en convalescence au Burkina Faso. Ce dernier est accusé d’avoir désobéi aux ordres donnés par le chef d’Etat-major des Armées. Les accusés sont donc, selon la Commission, Toumba Diakité, une équipe de bérets rouges (garde présidentielle) et d’autres personnes non encore identifiées (qui doivent être poursuivies : Ndlr). Il y a plein de personnes, il n’y a pas que lui».

Escroquerie
C’est l’Agence de presse sénégalaise qui a filé l’information. Il s’agit de la condamnation d’un agent assureur. Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, hier par le tribunal des flagrants délits pour escroquerie portant sur un montant de 2,3 millions de FCfa au préjudice de son entreprise. Ndèyssane ! A la barre, la responsable de la compagnie a noté que le prévenu avait reçu 229 talons (vignettes) d’assurance automobile de la compagnie pour les commercialiser. Elle a réfuté les arguments relatés par le prévenu, qui atteste que les clients ont pris les vignettes à crédit et qu’il n’a pas encore recouvré la totalité des sommes. Selon la plaignante, les compagnies d’assurance ne donnent pas à crédit les vignettes d’assurance automobile, car c’est interdit. L’avocat du prévenu a reconnu la culpabilité de son client et a versé à la barre, séance tenante, la somme de 400 000 FCfa à la partie civile et s’est engagé à verser le reliquat de 1,9 millions FCfa. Conséquence, son client est rentré chez lui. Et va s’employer à rassembler le reste. Faute de quoi, il sait ce qui l’attend.

Tchad
Plusieurs manifestations seront organisées à N’Djamena dans le cadre d’une «semaine contre l’impunité» marquant le 10e anniversaire de la mise en accusation de l’ex-président tchadien Hissène Habré pour «crimes contre l’humanité», a annoncé, lundi, l’un des organisateurs, à l’Afp. Une conférence-débat est prévue mercredi, «dix ans, jour pour jour, après la mise en accusation, pour la première fois, d’Hissène Habré» par un juge sénégalais. Le programme de «la semaine contre l’impunité» comporte une rencontre, jeudi, avec des diplomates et autorités tchadiennes et, vendredi, une cérémonie de recueillement aux fosses communes des morts du régime d’Habré. Ce sera «en mémoire des défunts, mais aussi pour dénoncer» des projets immobiliers ciblant le site, dans la périphérie nord de N’Djamena. Il est aussi prévu des projections du documentaire «‘Hissène Habré : la traque d’un dictateur’, qui retrace les huit ans de règne d’Habré et la procédure judiciaire» en cours, ainsi que des interventions de victimes sur des radios pour leurs «Cris de cœur».

Colloque
Les 28 et 29 janvier 2010, s’est tenu à Dakar un Colloque regroupant des partis progressistes Ouest-africains autour du thème : «Processus démocratiques en Afrique : état des lieux, enjeux et perspectives.» Après avoir analysé la situation internationale, les participants au colloque ont constaté que les Etats-Unis d’Amérique continuent de jouer un rôle prééminent dans les affaires mondiales. De nos jours, même si l’Europe constitue l’une des principales puissances économiques du monde, les participants ont noté l’émergence de nouveaux pôles, dont la Chine, l’Inde et le Brésil. Dans ce contexte, l’Afrique, en ayant conscience de la compétition en présence, doit définir ses priorités, renforcer son unité, pour tirer le meilleur parti des opportunités offertes en vue de son développement économique et social. Les rapports néocoloniaux persistent dans les relations entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales, interférant négativement dans  les processus démocratiques en cours. Cet état de fait ne peut manquer d’être pris en compte dans l’analyse des processus démocratiques en Afrique.

Colloque (Bis)
Le Colloque a examiné l’expérience démocratique des différents pays représentés, en particulier celle du Niger, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie et du Sénégal. Il a été constaté une régression notable dans la plupart des pays de la sous-région. Les défaillances démocratiques dans les différents pays se manifestent à travers la manipulation des lois et textes constitutionnels, la confusion des pouvoirs, les dérives monarchiques, la corruption et le pillage des ressources publiques. Les participants au Colloque constatent, pour le déplorer et le condamner fermement, la récurrence des coups d’État militaires et civils qui constitue, actuellement, un sujet de préoccupation majeure. En conséquence, les participants lancent un appel pressant aux peuples, aux partis politiques, aux organisations de la société civile, à l’ensemble des acteurs, aux organisations régionales et sous-régionales africaines pour une mobilisation des forces démocratiques en vue d’un redressement salutaire. Les participants au Colloque ont constaté la présence infime des femmes dans les délégations des partis. Ils se sont engagés à étudier profondément la question et à lui apporter des réponses urgentes et salutaires. Les participants décident de la mise en place d’une plateforme d’échanges d’expériences et de renforcement mutuel, d’une structure de veille démocratique, ainsi que la tenue d’un Colloque annuel.

lobs.sn

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