Wade limoge Mame Birame Diouf, ministre d’Etat chargé du Fesman III

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Avec les nominations de Mamadou Koumé, Aziz Sow et Sindiély Wade, le départ de Mame Birame Diouf, ministre d’Etat chargé du Fesman III, démontre que l’organisation du festival plane toujours dans l’incertitude à quelques mois de sa tenue.

Le Festival mondial des arts nègres (Fesman) change de tête et de personnes. Depuis son report in extrémis après un coup de cœur du Chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, il y a toujours des chamboulements. Mame Birame Diouf, ministre d’Etat chargé du Fesman, vient de quitter son poste pour devenir ministre conseiller chargé des Affaires sociales.

Aujourd’hui, il y a un nouvel organigramme composé d’Aziz Sow, Syndiély Wade et de Mamadou Koumé. C’est justement l’ancien Directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (APS) qui est devenu le coordinateur du Fesman chargé de la communication. On constate donc qu’à moins d’un an, le Fesman III continue sa cure de jouvence avec des nominations et des changements qui expliqueraient que les autorités ne sont pas encore prêtes pour assurer une bonne organisation de ce grand rendez-vous culturel des noirs.

Le chef de l’Etat avait déclaré que tout le monde est prêt sauf l’organisation. Ce qui avait abouti au report de l’évènement. Il faut toujours constater que tout corrobore jusqu’à présent les inquiétudes du chef de l’Etat. Au niveau des infrastructures, rien n’a bougé malgré les promesses d’érection de nouveaux édifices culturels à Dakar et dans les régions où devraient construits des Fest penc Saint-Louis, Tambacounda, Ziguinchor, Kaolack pour une délocalisation des manifestations. Jusqu’ici rien du tout. Quid du Village des festivaliers ? Jusqu’ici rien du tout également. Les doutes ne sont toujours pas dissipés… et les interrogations sur la capacité d’organisation du Sénégal sont toujours d’actualité.

La manifestation, le Fesman se veut une invite à une civilisation de l’universel et une quête intellectuelle dans un dialogue des cultures qui tournent le dos de manière systématique aux propos réducteurs et injustifiés sur la culture africaine. Une tribune d’affirmation de la culture noire et un véritable espace de dialogue des cultures. Le troisième Festival mondial des arts nègres (fesman) est une ambition politique pour le Chef de l’Etat et pour toute l’Afrique. Un énorme défi pour Abdoulaye Wade, qui veut conserver le legs absolu de l’illustre Léopold Sédar Senghor, « l’homme qui prit en mains le destin culturel d’un continent », le souffle et la vie de la culture noire, l’héritage d’Aimé Césaire (Parrain d’honneur) et d’Alioune Diop, la voix, les gestes et les œuvres d’un milliard et demi d’êtres humains, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe. Il sait que le challenge est énorme, mais loin d’être handicapé par l’enjeu de l’évènement, le Président Wade se rassure sur la capacité du Sénégal à relever ce défi mondial sur les terres natives du Fesman et faire mieux que Léopold Sédar Senghor en 1966. Après plusieurs reports et limogeages, le troisième Fesman est toujours prévu en décembre 2010.

lagazette.sn

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