F. T. victime d’un viol à 15 ans : «J’ai contracté une grossesse de mon viol»

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«Je suis née en 1983. Mon violeur était mon petit ami. Je devais avoir quinze ans. De ce viol, j’ai eu mon premier enfant, il a maintenant onze ans. Un jour, il m’a invitée chez lui et comme je ne me méfiais pas, je m’y suis rendue. C’est dans sa chambre qu’il m’a violée. Après cela, je suis tombée enceinte. Quand je le lui en ai informé, il s’est débiné. Il  m’a dit que je ne pouvais pas être enceinte après un seul rapport sexuel quand bien même ce fut un viol. Quand j’ai accouché, c’est ma mère qui m’aidait à élever l’enfant. J’étais trop jeune pour m’en occuper toute seule.

«Il a augmenté le volume de sa radio et a sauté sur moi»

Le jour du viol, quand je suis entrée dans sa chambre, il a augmenté le volume de sa radio et a sauté sur moi. Il m’a déshabillée de force. Et quand je lui ai demandé ce qui lui arrivait, il ne m’a pas écoutée. J’ai eu peur. Il m’a menacée. Puis a écarté mes jambes et m’a pénétrée. Ça a fait très mal. J’ai alors crié et sa famille a accouru pour me demander ce qui se passait, il s’est mis devant la porte et leur a dit que ce n’était rien. Je suis sortie alors pour rentrer chez moi, il a décidé de me raccompagner. Je suis rentrée et je n’ai rien dit à ma famille parce que j’étais trop jeune et j’avais peur. Je ne pouvais imaginer sa réaction.
(Peinée) N’eut été ce viol, j’aurais peut-être eu une autre vie meilleure que celle que j’ai eu à mener. Ce viol m’a pourri l’existence. Après ça, ma vie a pris une autre trajectoire. J’ai été engrossée de nouveau (elle a les larmes aux yeux). Ce viol a fait de ma vie un malheur.
Ça m’a fait mal, mais je me dis que c’était mon destin et je me suis résignée. C’est dur à vivre. Pourtant je revois à chaque fois mon bourreau, mais je l’ignore. Je fais comme s’il n’existait pas. Abuser de moi était déjà un peu trop. Mais pire, il a refusé la paternité de mon enfant. Même si cet homme était milliardaire aujourd’hui, je ne voudrais pas de lui. Je ne ressens que de la haine en son encontre.

«Mon mari est compréhensif»

Heureusement que j’ai un mari qui m’a comprise et a accepté mon destin. Je lui ai expliqué toute mon histoire dès le début, il a été compréhensif. Évidemment dans mon quartier certains me regardent de travers. Au début de l’histoire, j’avais tellement honte que je ne sortais pas. À l’époque j’étais en classe de CM2, mais j’ai dû abandonner les études.
Ce viol m’avait tellement traumatisée que ma famille a dû me mettre la pression pour que je me marie. Quand il m’a violée, je ne l’ai pas poursuivi parce que j’étais enfant et je ne l’avais raconté à personne. Ce n’est pas non plus parce qu’il était mon petit ami que je n’ai pas voulu le dénoncer. J’avais trop peur. C’était juste ça.

«Quand je vois mon violeur, j’ai toujours froid dans le dos»

(Elle en veut à son violeur) Cette mésaventure m’a fait mal, très mal. Cela s’était produit dans un quartier à côté du lycée Limamoulaye à Guédiawaye. Lui, il habitait là-bas à l’époque, ainsi que moi, d’ailleurs. Cela s’est  passé vers les coups de huit ou neuf heures du soir. Il devait avoir environ cinq ans de plus que moi. Je le vois chaque jour, il est vendeur au nouveau marché du quartier. Quand je le vois, j’ai toujours froid dans le dos. Il me fait vraiment peur. Je ne pense pas qu’il envisage un jour de venir reconnaître son enfant. Mon enfant né de ce viol a adopté mon oncle pour père, et à la suite des enfants de ce dernier, il l’appelle père. Je n’envisage pas non plus de lui dire qui est son papa.»

galsentv.com

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