Mansour Kama sonne l’alerte sur la situation de l’industrie sénégalaise : ‘Le moral des troupes a été fortement atteint par la crise énergétique’

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L’industrie sénégalaise est mal en point. Profitant d’une visite du ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agroalimentaire et des Petites et moyennes entreprises, Abdoulaye Baldé dans ses locaux, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), a passé en revue un certain nombre de préoccupations sur le développement du tissu industriel sénégalais. Occasion saisie par le président de la Cnes, Mansour Kama pour dire au ministre que ‘le moral des troupes a été fortement atteint par la crise énergétique’.

Crise énergétique, pistes de production défaillantes, concurrence déloyale, pression des contrôleurs, etc. Voilà, entre autres, les facteurs qui freinent le développement du secteur industriel sénégalais. En effet, si l’on en croit le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Kama, qui recevait hier le ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agroalimentaire et des Petites et moyennes entreprises, Abdoulaye Baldé, le secteur est mal en point. Et c’est l’énergie qui constitue le principal goulot d’étranglement du tissu économique national. ‘Les entreprises continuent de vivre une situation préoccupante en matière de fourniture d’énergie électrique. Même si le problème est complexe, nous avons besoin de visibilité sur les mesures envisagées par les autorités pour une solution à cour terme pour la résorption du déficit énergétique et permettre ainsi de mieux gérer les programmes d’investissements et de modernisation des équipements’, soutient Mansour Kama. Qui invite l’Etat à s’attaquer à ces maux pour soutenir les industriels et encourager les investisseurs potentiels à choisir la destination Sénégal. Mais, pour faire face au mal, Kama soutient que le secteur privé doit s’impliquer. ‘Il faut nous même quand on parle de l’électricité que nous prenions nos responsabilités pour prendre en compte la nécessité de production propre’, signale-t-il.
Ainsi, dans son aide-mémoire des point abordés hier, la Cnes note que cette situation est caractérisée par les contraintes structurelles du secteur industriel qui ont pour noms ‘coûts des facteurs de production, à savoir l’eau et l’électricité, la fiscalité, les charges sociales, la lourdeur et la rigueur du code du travail, les difficultés d’accès au foncier, l’accès et le financement du coût bancaire, notamment avec les taux d’intérêt élevés, etc…’. A cela, l’organisation patronale ajoute la concurrence ‘déloyale’ des importations et du secteur informel. Autant de facteurs exogènes qui, selon eux, pénalisent l’industrie sénégalaise, rendant ses performances moins compétitives.

En outre, Mansour Kama a interpellé le ministre sur l’accès des Petites et moyennes entreprises aux marchés de l’Etat. ‘La commande publique doit être à l’origine du développement d’une certaine tranche importante de petites et moyennes entreprises. De 30 % dont on parle, nous voulons une très forte volonté politique pour l’augmenter’, a-t-il indiqué.

Les accords bilatéraux ont également fait l’objet de discussion durant ces échanges. Et la Cnes a indiqué au ministre qu’elle ne veut pas que les accords économiques signés par le Sénégal soient pas en porte à faux avec le développement de notre tissu industriel. ‘Lorsque vous signez des accords avec des pays qui ont des secteurs industriels très avancés car ayant bénéficié de programme de mise à niveau depuis plusieurs années, vous exposez votre industrie à des concurrences très dommageables’, fait remarquer Mansour Kama.

Cependant, même si le moral des troupes est très atteint du fait de cette situation de l’industrie sénégalaise en général, la Cnes note que parler avec un représentant du gouvernement n’a pas de prix pour que les gens continuent à investir et à croire au Sénégal. C’est pourquoi, elle estime que, pour l’avenir, il est impératif de restaurer la compacité concurrentielle du Sénégal vis-à-vis de la sous-région et de l’international. Pour cela, les camarades de Mansour Kama pensent qu’il faudra continuer à améliorer l’environnement des entreprises.

Pour le ministre Abdoulaye Baldé, cette rencontre avec l’organisation patronale est un échange qui ouvre la porte à un cadre de concertation qui permettra de prendre tous les problèmes et de les examiner de manière approfondie. Il a en outre invité le secteur privé sénégalais à investir dans le secteur minier à côté du gouvernement et des partenaires étrangers.

Seyni DIOP
walf.sn

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