Non ! Cheikh Tidiane Coulibaly ne sera pas un os politique à ronger ! (Par Oumar-Diouf Fall, journaliste)

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J’aurai pu me passer de me prononcer sur la fatuité de cette accusation fétide et de nulle pertinence et me contenter de croire que, encore une fois, voilà une gesticulation politicienne d’un groupe politique en désarroi parce que en déroute d’une candidature qui lui offrirait quelque chance de revenir au pouvoir. Encore que, pour l’heure, on n’a pas vu pointer le bout de son nez ce candidat fantôme, tant désiré, fantasmé, déifié parce que fils de son ancien président de père et attendu depuis des lustres. En vain.
Passées les premières clameurs sur cette surprenante et incroyable histoire « d’accusation de soupçons de corruption et de conflits d’intérêt », une histoire qui a désormais pris les allures d’un vaudeville politicien après avoir franchi les travées et dorures de notre si « auguste » Assemblée Nationale, j’ai décidé de prendre ma plume. Une plume que je me suis jusqu’ici gardé de tremper, à tout va, dans l’encrier et que la chaude actualité et le devoir irréfragable de fraternité m’imposent, en cette fatidique circonstance, de dégoupiller, pour témoigner devant Dieu et les hommes, de ce que je sais d’un homme: Cheikh Ahmed Tidiane COULIBALY.
Cheikh Tidiane, quel bonheur de prononcer ce nom ! Parce que non seulement j’assume être son jeune frère, parce que je me sens le petit frère de tous les instants, instants d’épreuves et de gaieté.
Mon bonheur et ma fierté en sont devenus plus insistants parce qu’il porte aussi le nom de mon père, homonyme de mon fils aîné.
Il est vrai qu’il y a une part affective de parti pris revendiqué et assumé, un brin d’émotion et de sentimentalisme qui évacueraient toute objectivité. Mais pourquoi m’en priver ou m’en défaire au risque de tomber dans l’irresponsabilité et le raccourci de la démagogie chère à une cohorte d’hommes politiques adeptes de l’adage selon lequel la fin justifie les moyens ? C’est justement ce raccourci que viennent de prendre ces « ressortissants » du PDS et de l’APR pour jeter le discrédit sur un juge constitutionnel dont la compétence technique est reconnue et magnifiée, l’amour du travail, le respect de principes professionnels, l’intégrité, la droiture, la disponibilité, la piété, la générosité et la gentillesse teintée d’un sens de l’humour décapant ont jusqu’ici forgé sa réputation.
Entendons nous bien : il n’est nulle part dit qu’il existe un homme parfait, non plus que Cheikh Tidiane est parfait.
Il est tout aussi vrai qu’ils sont rares les hommes et femmes qui ont une histoire d’une seule pièce, comme le rappelle fort à propos un célèbre penseur. Pour la circonstance, il s’agit d’un homme, d’un père de famille, d’un chef de famille, d’un haut magistrat qui n’inspire point une parfaite indifférence.
Au contraire, par sa prestance physique, professionnelle et intellectuelle, notre si cher grand frère inspire tout simplement le respect et la fierté.
Respect de la majeure partie de ses collègues magistrats et d’auxiliaires de justice, si l’on s’en tient à leurs nombreux témoignages.
Respect et fierté de ses parents, amis et concitoyens de Sokone, notre commune de naissance aux fins fonds du Saloum. Des concitoyens qu’il a couvés de son affection et de son hospitalité et qui ont bien fini de l’observer et de le pratiquer pour se convaincre d’en faire une référence, une icône, en un mot un modèle, pour utiliser un lieu commun.
Cet homme là, personne ne peut le salir, personne ne peut le déstabiliser. Encore qu’il faut savoir que Cheikh Tidiane est non seulement impassible mais, en plus, il n’est pas seul.
Au grand dam de ses pourfendeurs flibustiers, ses sentinelles sont aujourd’hui vent debout contre toute tentative d’en faire un os politique à ronger, un butin de guerre dans ce monde cruel et immonde de la pratique politique au Sénégal. Il ne leur sera pas donné l’occasion d’user, comme d’habitude, de mensonges, d’intrigues et de combines pour assouvir un dessein si dégoûtant de rachat politique, de toute façon voué à l’échec.
Tiens, tiens ! La sublime curiosité dans cette lugubre affaire, c’est que l’accusation puisse venir d’un parti politique comme le PDS. N’est-ce pas que c’est ce même parti démocratique sénégalais qui avait vanté et mis en relief sous tous les cieux et dans toutes les coutures le professionnalisme, la compétence et le courage du juge Cheikh Tidiane COULIBALY, alors Président de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar qui avait mis, avec ses pairs de séance, hors de cause Abdoulaye WADE, alors et toujours secrétaire général de ce parti dans le tragique assassinat de Me Babacar SEYE, vice-président du Conseil Constitutionnel en 1993 ?
Pourtant il n’avait fait que son travail, selon la loi et dans la solitude de sa conscience ! Et comment !
Sont-ils devenus si amnésiques ou ont-ils recommencé la comédie de la danse du ventre pour se donner bonne conscience après les nombreux rendez-vous ratés de leur candidat, Karim Wade.

Sont-ils devenus si amnésiques ou ont-ils recommencé la comédie de la danse du ventre pour se donner bonne conscience après les nombreux rendez-vous ratés de leur candidat, Karim WADE, ce formidable joueur d’une fantasmagorie inachevée, que des « militants », navrés, sont obligés de contempler ?
Hé oui ! J’assume en prenant la liberté de dire ce que certains qui me liront ne veulent pas entendre. En attendant de faire face avec beaucoup de délectation a une éventuelle réplique à laquelle je m’empresserai de répondre avec fracas. Que de choses ai-je à dire et à révéler !
Aujourd’hui, il n’est plus question de se lamenter sur le cours des choses. A l’instar de cette célèbre philosophe, il nous faut «combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête ».
Pour finir, je veux m’adresser affectueusement à mon grand frère Cheikh Tidiane : tu es un Sage qui revisite régulièrement le Saint Coran et « l’Esperance en héritage », l’une des trilogies de votre écrivain préféré, l’académicien Jean d’Ormesson. Justement, « la sagesse, c’est savoir ignorer ce qui n’en vaut pas la peine », parole empruntée à un Sage des temps anciens.

Oumar-Diouf FALL
Journaliste, Global Executive MBA,
ancien Directeur général de SUD FM Sen Radio,
Administrateur et membre du Directoire de ALMADIES Médias…

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