Vacances dans les quartiers de Dakar: les «sabar» font fureur dans la capitale

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Le «Sabar» et «tanebeer», ont repris dans les différents quartiers de Dakar et de sa banlieue. Chaque semaine, des jeunes et des adultes organisent ces manifestations festives pour agrémenter leurs périodes de vacances.
Après une période de trêve due peut-être à l’année scolaire, la jeunesse s’est lancée dans l’organisation de « Sabar » ou de « tanebeer» dans les quartiers de Dakar.  Le « sabar » qui est un terme d’origine sérère, désigne à la fois un instrument de percussion, un style de musique, une forme de danse sensuelle (appelée leumbeul dans sa version la plus affriolante) et une fête traditionnelle, populaire au Sénégal et en Gambie.

Il occupe aussi une place de choix dans la musique sénégalaise traditionnelle et contemporaine et sa notoriété internationale doit beaucoup à Doudou Ndiaye Rose.

Durant ces vacances de fin d’année scolaire, chaque semaine où tous les quinze jours, les jeunes organisent une manifestation dans un coin de la rue. Si ce ne sont pas les jeunes filles, ce sont leurs aînés où même encore des petits qui suivent la cadence. L’animation dans les quartiers se fait très souvent dans la soirée, après le coucher du soleil. Un rendez-vous qui attire beaucoup de monde et qui voit la présence des autorités locales.

Pour son organisation, elle démarre  par des cartes de soutien au niveau des habitants. Chaque famille est sollicitée pour la bonne tenue de la rencontre.  Le jour J, en plus des derniers réglages pour la soirée, il faut se faire «belle» et ce sont les coiffeuses et les couturiers qui y trouvent leurs comptes. « C’est une fête comme les autres, c’est notre manifestation. Nous avons acheté un tissu pour nous identifier et nous avons une coiffure unique », explique Mariéme Diagne,  domiciliée à Grand-Dakar.  Et de poursuivre : « ces rencontres entrent dans le cadre d’animer le quartier, de faciliter la cohésion sociale.»

Dans d’autres quartiers de Dakar, les organisateurs invitent les danseurs traditionnels de «Sabar» pour agrémenter la soirée. Ndèye Guèye, la reine du Sabar, Aida Dada et d’autres, font le tour de la ville pour répondre à l’invitation de certains de leurs fans.

Au cours de ces soirées, c’est l’occasion pour certaines femmes d’exhiber leurs parties intimes à travers leurs petits pagnes et autres astuces.  « C’est un moment fatidique. Certaines personnes qui viennent assister au  Sabar, ne peuvent pas se retenir à cause de certains comportements de danseurs.  Il arrive d’assister à des  viols pendant la danse. Les attouchements quant à eux sont très fréquents »,  avance  Mariama Sall, une mère de famille.

Et de poursuivre : « c’est à cause de tout ça que je préfère accompagner mes enfants quand ils veulent regarder ou participer au Sabar dans le quartier». Les sabars sont aussi des moments de violences. Car il arrive que des danseurs soient tourmentés par des  gens venus juste pour le plaisir des yeux. Il s’en suit très souvent des batailles rangées entre organisateurs et manifestants.  « Il m’est arrivé après mon entrée sur scène, qu’un homme m’aborde, me poursuive après la fête. Il tenait vraiment à m’avoir que finalement, il a fallu l’intervention des autres membres de notre association pour qu’il me laisse.

Le Sabar est notre identité, c’est une danse. Il arrive que l’on ait des moments de folie mais cela ne veut pas dire qu’on cherche à nous vendre »,  avance Salimata Ndiaye, une habituée des «sabar».

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