Abdoulaye Wade n’est, de toute évidence, pas Laurent Gbagbo. Mais ce refrain entonné depuis plusieurs jours par ses inconditionnels n’enlève en rien les similitudes qui crèvent les yeux entre le patron du Sopi et le Président sortant de Côte d’Ivoire. Cela va des péripéties ayant marqué le parcours d’opposant de ces deux hommes à leur conception intégraliste de la politique qui aspire au monopole du pouvoir. Après avoir conquis cette noble station par des voies légales, tous les deux se sont attaché à détruire ou à transformer les valeurs et les principes admis par les peuples qui les ont élus. Chacun à sa manière, Wade et Gbagbo ont voulu construire leur État nouveau, fondé sur le système de leur parti, de leur famille et de leurs amis.
Si avec Gbagbo l’objectif principal était de diviser la Côte d’Ivoire pour toujours régner, Abdoulaye Wade a voulu réaliser la conquête de la société Sénégalaise, c’est-à-dire la subordination, l’intégration et l’homogénéisat