IBRAHIMA SALL, PRESIDENT DU MODEL : « Au Sénégal, 80% des jeunes sont au chômage »

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Face à Ibrahima Sall, la tentation est forte de vouloir aborder toutes les questions. Cet économiste se veut prolixe, et bouscule les frontières de sa formation originelle. Ancien président du Groupe Djily Mbaye, premier Groupe privé du Sénégal à l’époque, Sall a finalement mis une autre flèche dans son carquois : celle politique. Après un bref passage au Palais avec le titre de Conseiller de l’ancien président Diouf, il décide finalement de prendre part au jeu politique. Le PVD l’accueille, mais le compagnonnage fera long feu. Le petit-fils de Borom Darou veut voler de ses propres ailes et façonne le Model : ce Mouvement pour la démocratie et les libertés dont il préside les destinées intègre facilement l’opposition dite significative. Allié de Macky, Ibrahima Sall est désormais en plein dans la lutte pour le départ de Wade, et le retour aux valeurs cardinales de la société Sénégalaise. Entretien…

Vous êtes descendant d’une famille maraboutique. En tant qu’acteur politique, comment appréhendez-vous les rapports entre le spirituel et le temporel. D’autant qu’on a entendu récemment Serigne Mansour Sy réclamer des terres à Wade. Pensez-vous que le spirituel peut plomber la marche du temporel ?

Je ne le pense pas. Comme je le dis souvent, si nous prenons l’histoire des pays où est née la démocratie, pendant près de deux siècles, ces pays ont été dominés par le Christianisme. Tous les grands rois de France ou de Navarre ont été adoubés par l’Eglise. Plus récemment, en Allemagne ou en Italie, des partis démocrates-chrétiens, c’est-à-dire les partis d’obédience spirituelle ont dominé le monde politique. Mais, au Sénégal, le mariage entre spirituel et temporel a été moins clair, moins orienté. On a d’abord assisté à un appui de certaines grandes confréries aux hommes politiques, notamment Senghor. Ensuite, une approche de collaboration avec Diouf ; et enfin, une forme d’osmose qui semble vouloir être créée, mais qui ne l’est pas, entre Wade et les autres. Donc cette histoire a varié selon le temps. Mais, le spirituel ne peut pas plomber le temporel. Au contraire, le temporel devra puiser dans les valeurs du spirituel, parce que le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas. Il est important que les hommes politiques puisent dans les valeurs de nos sociétés.

A propos de ressources et de valeurs, Ibrahima Sall se sent-il dans le manteau d’une référence au Sénégal ?

Je pense que dans les actes que je pose tous les jours, j’essaie d’être conforme aux valeurs qui m’ont été inculquées. Des valeurs de probité, d’honnêteté, d’intégrité. Depuis une dizaine d’années, nous assistons à une putréfaction de ces valeurs. Le politique sénégalais ne respecte plus sa parole, il ne respecte plus les deniers publics, il n’a de référence que l’argent et le pouvoir. A mon avis, le pouvoir politique n’est pas une sinécure, mais un sacerdoce. D’ailleurs, notre devise est : « Servir la nation pour l’intérêt de tous les Sénégalais ». Faire de la politique, ne veut pas dire gagner de l’argent et avoir de belles maisons. C’est valable pour tout le monde.

Dans ce même cadre, qu’attendez-vous du futur président de la République ?

Quel qu’il soit, il devra d’abord changer ce pays, qui traverse des périodes de turbulences. Il faudra recourir à certaines valeurs comme je l’ai dit tantôt, respecter les deniers publics, et surtout, la parole donnée. Mais, le premier changement sera un changement économique en profondeur. Depuis dix ans, nous avons certes assisté à la réalisation de quelques grands travaux, à l’essai de faire de grandes choses. Mais ceci a été assombri par la non-transparence et l’absence d’équité. Ce que j’appelle le Keynésianisme bananier du régime, se manifeste par le fait que tous les grands travaux ont été faits de manière opaque : surfacturation patente, nébuleuse dans les marchés… Cela a conduit à des enrichissements sans cause. Toujours sur le plan économique, travailler sur des fondamentaux comme l’emploi des jeunes, la reconstruction industrielle et la reconquête de notre économie nationale, qui est entre les mains des étrangers. Aujourd’hui, les Sénégalais n’ont pas leur place dans les grands secteurs comme les banques, les télécoms ou encore l’agriculture. Il est fondamental de travailler avec nos amis étrangers, mais dans un cadre défini où les sociétés seront majoritairement détenues par les Sénégalais. Il est anormal de donner des licences à des étrangers, parce qu’ils ont juste donné de l’argent à des politiques.

N’est-ce pas là une forme de mafia entre les hommes d’affaires et les politiques ?

« Le monopole sur le sucre est une absurdité à laquelle il faut mettre fin »

Les hommes d’affaires qui viennent investir au Sénégal veulent gagner de l’argent, et on n’a rien à leurs reprocher. Mais, s’ils ont en face d’eux des politiques qui, parce qu’ils sont corrompus, ouvrent les portes, donnent des monopoles sur des choses inqualifiables, cela n’est pas normal. Comment peut-on expliquer un monopole sur le sucre au Sénégal ? C’est une absurdité à laquelle il faut mettre fin.

Dans ce même registre, comment analysez-vous le fait que le Sénégal en soit toujours à l’heure de l’importation des vivres pour se nourrir ?

Cela est dû à la politique du Gouvernement, qui investit dans les grands travaux, en laissant de côté les fondamentaux que sont l’agriculture, l’emploi, l’industrie et les services comme les finances, entre autres. Nous avons pratiquement 400 000 hectares tout le long du fleuve Sénégal. Des barrages ont été faits, et le Sénégal a investi plus de 1.500 milliards CFA, mais ces terres sont laissées en rade. Rien n’a été fait, alors que nous disposons d’un réservoir qui peut être source d’approvisionnement pour toute l’Afrique de l’ouest. Nous devons permettre la valorisation de la vallée du fleuve Sénégal, pour la production, la transformation et l’exportation des produits qui seront issus de l’exploitation agricole.

En décembre 2010, le pouvoir avait interdit une marche de l’opposition voulant dénoncer la cherté de la vie et les coupures d’électricité. Aujourd’hui, l’heure est à la baisse des prix de certaines denrées. Peut-on parler d’un pas important ?

D’abord, concernant la répression de la marche de Bennoo, Wade n’a pas respecté sa parole donnée de ne réprimer aucune marche. Parce que lui-même a passé sa vie à manifester, et la seule fois où il a été réprimé, c’est quand il a versé du sang. Il faut qu’il arrête de donner de faux motifs pour empêcher les gens de manifester. D’ailleurs, nous n’avons plus besoin de marcher, puisque les Sénégalais savent que le régime a échoué. Concernant la baisse des prix, nous l’avons prôné depuis trois ans, mais le régime fait toujours la sourde oreille. Tous les prix ont doublé en l’espace de dix ans. Aujourd’hui, ils ont certes essayé de geler les prix, mais cela ne suffit pas.

Il s’agit d’un gel ou d’une baisse effective sur les prix de certaines denrées ?

C’est un gel des prix ; c’est-à-dire la mise en place de prix plafonds. Est-ce que les commerçants vont l’accepter ? Ce qu’il faut, c’est d’abord mettre en place un système de contrôle des prix. Mais, il faudra surtout réduire de manière drastique le train de vie de l’Etat, en arrêtant les excursions du président qui nous coûtent les yeux de la tête. Il faudra également réduire le nombre de ministres, arrêter la création de postes fictives, et le nombre de conseillers pléthoriques. Cet argent permettra de subventionner les denrées de première nécessité, pour permettre au Sénégalais de souffler.

Partagez-vous l’avis de ceux qui disent que le cycle infernal des délestages est une honte pour le Sénégal ?

Je ne sais pas si c’est une honte. Mais c’est une catastrophe, dans la mesure où à l’orée du 21e siècle, un pays comme le Sénégal, qui n’a jamais eu de problème d’électricité jusque dans les années 90-95, en arrive à cette situation. Que le Gouvernement remette en question des choses qui ont été faites par l’ancien régime, en changeant notamment Hydro-Québec pour des raisons obscures, cela pose problème. Mais, ce n’est pas surprenant pour une société comme la Senelec, gérée de manière opaque. Toutefois, c’est anti-économique qu’une telle société ne puisse pas faire de bénéfices, alors qu’elle a le monopole sur un produit, avec un droit de coercition pour se faire payer. J’aurais compris si la Senelec avait des concurrents ou que les clients ne payent pas les factures.

Elle a fait des bénéfices de l’ordre de six milliards, selon l’ancien ministre Samuel Sarr…

C’est de la rigolade ! On peut faire dire aux bilans ce que l’on veut. Ils le savent, et je le sais.

Que savez-vous ?

Il suffit de déplacer deux ou trois postes pour créer un déficit ou un bénéfice. C’est l’analyse approfondie des comptes d’exploitation qui permettront de déterminer réellement le vrai bénéfice ou la vraie perte. Ce n’est pas à partir d’un « bad bilan » qu’on va le faire.

Le débat est toujours d’actualité sur la candidature de Wade, que d’aucuns estiment anticonstitutionnelle. Partagez-vous cet avis ?

« La candidature de Wade va battre le record Guinness du ridicule »

C’est non seulement anticonstitutionnel, mais c’est répréhensible du point de vue moral. Parce qu’aujourd’hui, si cela est effectif, le Sénégal risque d’entrer dans le Guinness des records du ridicule. Comment un homme âgé de 90 ans, peut-il prétendre à être président de la République ? Je pense qu’il doit revenir à la raison, parce que qu’on le veuille ou non, il a fait des choses pour la démocratie, essayé de faire des choses sur le plan économique. C’est un homme qui aime son pays, mais il est otage de quelques individus qui, pour des raisons pécuniaires, ou stratégiques, lui font faire le sal boulot. Que le Président n’efface pas son nom sur les tablettes de l’histoire pour l’écrire sur celles du ridicule.

Cette candidature a plus ou moins occulté le prétendu projet de dévolution dynastique du pouvoir…

« Il est inconcevable que quelqu’un veuille remettre le pouvoir à son fils, sa femme ou son cheval »

A mon avis, cette question n’a jamais existé, parce que le peuple Sénégalais ne l’acceptera jamais. A l’image de l’Egypte, de la Tunisie, du Yémen ou de la Syrie, il se passe une révolution des consciences. C’est la même chose au Sénégal où 70% des jeunes ont moins de 25 ans et 80% sont au chômage, il est inconcevable que quelqu’un veuille remettre le pouvoir à son fils, sa femme ou son cheval, le Sénégal ne l’a jamais accepté, et ne l’acceptera jamais.

Senghor avait procédé à une dévolution du pouvoir même si…

(Il coupe) Non ! Vous parlez d’une histoire ancienne. Le monde a radicalement changé. Senghor n’aurait jamais donné le pouvoir à son fils. Il en avait cinq, et il aurait pu le faire.

Néanmoins, il a créé les conditions d’une dévolution du pouvoir…

Au moment où il le faisait, Senghor pensait que le Sénégalais n’était pas mûr et il avait tort. Et, je pense qu’à l’époque, les gens acceptaient ces choses ; car, ils n’étaient pas imbus. Mais, imaginez qu’aujourd’hui, les jeunes nés en 1994 vont voter en 2012. C’est des jeunes à l’heure du Net, de l’information et qui sont confrontés au chômage et à d’énormes difficultés. Si ce pays veut être dans le chaos, essayons de faire une dévolution monarchique du pouvoir. Ce ne sera pas la révolution du Jasmin, mais celle du piment.

Comment l’économiste que vous êtes, appréhende-t-il le travail d’un financier comme Karim Wade, qui gère un grand ministère. Respecte-t-il réellement l’orthodoxie qui vous a été inculquée dans vos formations quasi similaires ?

Je ne connais pas la formation de Karim Wade ni ses diplômes, encore moins les Universités qu’il a fréquentées.

Il se dit financier…

Il le dit ! Mais je ne sais pas s’il est financier ou non. En tout cas, je ne dispose pas d’éléments pour le juger. D’abord, le temps est court, cela fait à peine un an qu’il a pris ses fonctions. Ensuite, nous n’avons pas encore vu de résultats. Donc, nous attendons. Le moment sera venu où chacun sera jugé selon ses actes, que ce soit lui ou les autres. Néanmoins, je pense qu’après avoir géré des structures comme l’ANOCI, avec autant de nébulosité et de tintamarre, c’est vraiment dommage pour des gens de notre génération. C’est regrettable qu’aujourd’hui, des gens de notre génération ne puissent pas gérer sans qu’il y ait un tollé. Il nous faut mettre des canevas qui permettent qu’on ne puisse pas remettre en cause nos actes.

Vous avez été conseiller du président Diouf, mais votre fonction a été éphémère. Que s’est-il passé ?

Non, c’est juste que le président m’a appelé à peine 18 mois avant son départ. Auparavant, il m’avait proposé beaucoup de postes que j’avais refusés, parce que la politique ne m’intéressait pas.

Si vous aviez accepté, cela vous aurait permis de mettre en œuvre vos idées sur la politique que vous considérez comme un sacerdoce…

Oui ! Et j’ai dit au président Diouf que la condition était de ne pas prendre une carte d’un parti politique. Tout le monde sait qu’avant les années 2002-2003, je n’ai jamais assisté à meeting. Je ne savais même pas comment ça se faisait. J’avais dit à Diouf que je ne ferais jamais de la politique, ni pour lui ni pour quelqu’un d’autre, et il avait accepté. J’étais alors neutre lors de la présidentielle de 2000. C’est par la suite que je suis entré dans le monde politique. Parce que je pensais qu’avec l’expérience acquise, ma formation, et mon assise sociale, je devais mettre mon savoir et mon expérience au service de mon pays.

Abordons maintenant la question de la candidature de Bennoo. D’aucuns disent que le sujet vous divise…

Nous ne sommes pas divisés. Il n’y a que deux schémas possibles. Les gens veulent nous faire croire que si Bennoo a deux ou trois candidats, elle est désunie. Mais, il ne faut pas oublier que Wade a été élu en 2000 avec le soutien de sept personnes qui étaient avec lui dans une même coalition au premier tour. Nous pensons qu’il y a la formule d’une candidature unique de transition, incarnée par un homme âgé.

Un homme âgé…faites-vous allusion à Moustapha Niasse ?

En fait, je veux dire un patriarche, un porte-étendard qui n’est pas de notre génération. Il n’y a pas que lui seul. Il y en a plusieurs comme le président Lamine Diack. En outre, d’autres pensent qu’il nous faut une candidature plurielle limitée. C’est-à-dire, deux ou trois candidats avec un accord de soutien au deuxième tour. L’essentiel, c’est que Bennoo n’a pas été créée pour la présidentielle. Elle a été mise en place pour mener un combat politique permanent. N’oubliez pas qu’après la présidentielle, il y a les Législatives, et nous comptons faire une liste unique. Ceci permettra aux autres de se rattraper.

Immobile ou encore faible. Acceptez-vous cette image que certains observateurs collent à Bennoo ? Vous n’êtes pas divisées, mais vous avez des faiblesses, non ?

Absolument ! Les faiblesses de Bennoo sont celles de tout mouvement au sein duquel les membres ont des options différentes sur le plan politique. Aussi, nous ne sommes pas immobiles. Bennoo s’est battu pour obtenir l’audit du fichier. L’opposition a même boycotté les législatives pour vous dire qu’elle est loin d’être immobile. Aujourd’hui, nous avons non seulement un programme économique, mais nous avons un programme sur la Constitution. J’ai lu dans la presse que Bennoo a une constitution différente de celle des Assises, ce qui n’est pas vrai. Parce que c’est un document que nous avons transmis au bureau des Assises, et nous allons faire un atelier d’harmonisation permettant de rapprocher les deux positions, pour mettre en place une Constitution unique, permettant aux Sénégalais d’avoir une gestion beaucoup moins autocratique du pouvoir.

Vous vous acharnez sur l’audit du même fichier qui a consacré la percée de Bennoo lors des Locales de 2009. N’est-ce pas une contradiction ?

Le fichier avec lequel nous avons gagné les Locales en 2009 n’a pas été préservé. Rien ne nous le prouve. Et, c’est justement parce que Bennoo a gagné avec ce fichier que nous demandons son audit et sa préservation. Car, le régime peut à tout moment changer le fichier ayant consacré sa défaite lors des Locales.

Pourquoi l’opposition refuse d’avoir confiance au pouvoir, au vu de toutes ces divergences autour du fichier et du processus électoral ?

Ce n’est pas une question de confiance. Le fait est que dans un système démocratique, pour éviter les contestations et la violence postélectorales, il faut mettre en place un segment qui permet des élections libres et démocratiques. C’est une honte pour un pays qui a présenté ses cahiers de doléances au 18e siècle d’avoir un système électoral défaillant. Le président Diouf avait mis en place un code consensuel ayant permis l’alternance. Le régime libéral, par le tripatouillage de la Constitution, le découpage fictif, la manipulation du fichier et la nomination d’acteurs partisans a jeté le discrédit sur lui. Alors, nous demandons un retour à l’orthodoxie, et un progrès vers un système définitivement fiable. Le président Wade n’a reçu qu’un pré rapport des auditeurs de l’UE.

Dakar est aujourd’hui la capitale des altermondialistes. Mais, finalement, on a l’impression que tout le monde est altermondialiste au Sénégal. L’opposition comme le pouvoir scandent qu’un « nouveau monde est possible ». N’y a-t-il pas qui ne sont là que pour crier avec les loups ?

La pire des contradictions, c’est qu’un néolibéral soit présent à une rencontre des altermondialistes. Ceux-ci dénoncent une politique keynésienne, entraînant le chômage, la pauvreté, la cherté de la vie. Wade parle dans le but de faire une simple récupération, mais il n’est pas concerné par la rencontre des altermondialistes. A preuve, ni Evo Morales, ni Martine Aubry encore moins les manifestants ne se sont adressés à lui. Le pouvoir n’avait rien fait pour la réussite de cette manifestation. Ce n’est qu’au dernier moment, quand il a su que la rencontre allait être une réussite qu’il a décidé de s’impliquer.

Peut-on faire une jonction entre ce qui s’est passé en Tunisie, ce qui se passe en Egypte et ce qui risque de se passer dans d’autres pays Arabes comme la Syrie ou le Yémen. Le Sénégal est-il à l’abri de ce genre de mouvements ?

« Les apprentis potentats n’échapperont pas au couperet, si ce n’est pas le peuple ce sera l’armée »

Il faut faire une analyse dans le prisme des changements mondiaux. Nous sommes dans un monde du Net, de l’information instantanée de la connaissance des politiques par les populations les plus jeunes, les plus démunies. Les gouvernements seront alors jugés par les tribunaux de la rue. Tout acte posé, toute action menée ou toute décision prise sera analysée, décortiquée et jugé par les populations. Ce qui peut réserver des réveils douloureux pour les apprentis potentats qui n’échapperont pas au couperet. Si ce n’est pas le peuple, ce sera l’Armée.

loffice.sn

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