Macky Sall, un sortant aux abois à la recherche d’une bouée de sauvetage (Par Babacar Fall)

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Un homme (et son clan) aux abois crie sa détresse et cherche secours pour une absolution de toutes ses fautes. Et il utilise les « autres », surtout les frustrés du parrainage, comme bouclier pour justifier « son dialogue ».

Un dialogue pour se sauver

Que n’a-t-il pas dialogué pendant 12 ans, ayant eu tout le temps et tous les pouvoirs pour ce faire ? Il a préféré réprimer, embastiller, mettre sous silence tout opposant (réduire à sa plus simple expression), sans autre forme de procès, sous les prétextes les plus fallacieux si ce n’est les plus loufoques : terroriste, salafiste, comploteur contre l’Etat, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste …

Craignant les retours de flamme après son départ du pouvoir, il a pensé s’auto-amnistier par une Loi en Conseil de Ministres, soumise au vote de l’Assemblée nationale … dans une période suspecte. Il a dû se raviser sachant que la ficelle était trop grosse.
Sa trouvaille : « le dialogue de 48 heures » pour que l’auto-amnistie passe à l’amnistie acceptée et « décidée » par consensus à l’issue des « 48H de Dakar ».

Tout acteur politique qui participerait à ce deal, frustré du parrainage ou inscrit sur la liste des candidats retenus par le Conseil constitutionnel, serait responsable de la plus grande forfaiture et d’une faute politique qui laissera une tache indélébile dans l’histoire de notre pays.

Aujourd’hui Il a besoin de vous pour dire au monde « ce n’est pas ma décision mais celle issue du dialogue national » (dialogue de fin de règne).

Macky SALL a fini son mandat. Il ne lui reste qu’une seule obligation qu’il tire de ses fonctions de président sortant : fixer par décret la date de l’élection comme il l’avait déjà fait en appelant le corps électoral le dimanche 25 février. Il s’est ravisé tout seul avec des prétextes qu’il a lui-même jugés légers, en renouvelant sa confiance à celui qui est au centre des prétextes évoqués.
Que personne n’accepte pas de lui servir de faire valoir ou plutôt de « chair à canon ». La situation actuelle relève de sa seule et exclusive responsabilité et il n’a pas besoin de vous pour présider durant les derniers jours de son mandat.

Il a senti la terre se dérober sous ses pieds depuis sa décision honteuse décriée par tous les pays et partenaires du Sénégal et il craint de devenir un paria à travers le monde, persona non grata, risquant de ne plus être reçu par ses anciens homologues qui ont tous pris leur distance (il a parlé de campagne nauséabonde hier … c’est plutôt sa décision qui mérite ce qualificatif).

La suite, ce seront les campagnes de poursuites à travers le monde sur sa personne et ses proches pour les fortunes accumulées en 12 ans ou plus (car il y en a eu avant 2012) … c’est de ça qu’il a peur : vivre un cauchemar à partir du 3 Avril et la hantise jusqu’à la fin de ses jours alors qu’il voudrait plutôt jouir de ses biens accumulés sur le dos des Sénégalais.

Macky a peur et si Karim WADE souhaite se coaliser avec lui, libre à lui et ses suiveurs de se rendre aux 48H de Dakar et qu’ils assument tous les deux, les lamentables décisions qui s’y prendront.
Qu’ils prennent la responsabilité de rejeter eux-mêmes les décisions du Conseil Constitutionnel dont Macky SALL a lui-même rappelé qu’ils ne sont pas susceptibles de recours, lors de sa rencontre avec des candidats non retenus sur la liste arrêtée par le Conseil.

La décision du conseil constitutionnel une fierté

Le Sénégal a recouvré sa belle image d’un pays organisé et digne de sa réputation grâce aux décisions du Conseil Constitutionnel : notre nation dispose d’assez d’anticorps pour résister à ces attaques d’un sortant désespéré ou d’un apprenti sorcier qui a fait un parjure avéré.
Peu importe si Karim WADE a perdu sa nationalité française et en a apporté la preuve le 16 Javier 2024. Le fait est, qu’il a déclaré sur son « honneur » en 2019 puis en 2023 (deux fois de suite) qu’il était exclusivement sénégalais au moment de déposer sa candidature.
Il s’agit d’un parjure et le Conseil a justement fait le constat d’un faux dans sa déclaration sur « l’honneur ». Quel sens de l’honneur pour mentir deux fois de suite en 5 ans alors qu’on sollicite la confiance du peuple ?

Ces deux-là, ne valent pas que vous mettiez vos mains dans la fange et ternissiez à jamais votre image. Vous seriez définitivement classés parmi les renégats et traitres à leur nation. Vous n’en tireriez aucun avantage, ni profit.

Le Monde entier ouvre les yeux sur le régime de Macky Sall en ce moment et le classe parmi les apprentis dictateurs.
Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes : il avait le choix de laisser les Sénégalais voter le 25 février et choisir le Président pour les 5 années à venir.

En 2012, il s’est installé en s’engageant à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite (ce qui n’a strictement rien donné, encore moins influé sur 12 ans de mauvaises pratiques dans ces domaines) … aujourd’hui il veut s’en aller en ayant notre absolution.

De grâce ne tombons pas dans le piège. Laissons-le sortir tout petit et saluons la grandeur de notre très Beau Sénégal.
« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Pour ceux qui serez sensibles aux appels des sirènes du palais.

Vous serez bien inspirés de vous en tenir strictement à la décision du Conseil constitutionnel et de refuser les appels mal venus de personnes qui ne veulent pas votre bien ni celui du Sénégal mais seulement le leur. Le Conseil a retenu une liste de candidats ; et à la surprise de tous un candidat encore incarcéré. De grandes manœuvres sont engagées le visant pour lui tendre la main. Il faut refuser ces tentatives de manipulation de dernières minutes. Il ne devra son élargissement qu’au Peuple et non à ces comploteurs. Ce régime a eu 12 ans pour tendre la main et vous associer à la gestion du pays, ils ont préféré vous diaboliser.

Babacar FALL

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