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Convocation de Seydi Gassama à la Dic, les organisations de défense des droits de l’homme disent « non à l’intimidation

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La Rencontre Africaine Des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (L.S.D.H.), ARTICLE 19 Afrique de l’Ouest, Amnesty International Sénégal (AI/SN) et la Société Internationale pour les droits de l’Homme/Sénégal (SIDH/SN), s’insurgent contre « l’invitation » faite à Monsieur Seydi Gassama, Directeur Exécutif de Amnesty International Sénégal, par le Procureur de la République à venir témoigner sur l’affaire de l’étudiant Bassirou Faye, tué par balle réelle dans la tête le Jeudi 14 août 2014, lors des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Nos Organisations rappellent avec force que la Constitution nationale du 22 janvier 2001, ainsi que les Instruments juridiques internationaux et régionaux tels que la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, l’Acte constitutif de l’Union Africaine et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples auxquels l’Etat du Sénégal est partie exigent le strict respect des libertés fondamentales, notamment les libertés d’association, d’expression, de manifestation, de réunion, de participation.

Par conséquent, nos Organisations considèrent qu’il ne saurait y avoir de justification à cette invite à témoigner faite au Directeur Exécutif de Amnesty International Sénégal, défenseur des Droits Humains.
Dans un communiqué rendu public et signé pat les responsables de cinq organisations de défense des droits de l’homme, ces derniers ont désapprouvé le comportement du Procureur de la République qui a invité le représentant d’amnesty international au Sénégal à se rapprocher des enquêteurs de la Dic pour dire ce qu’il sait sur la mort de l’étudiant Bassirou Faye.  » Nos Organisations demandent à l’Etat du Sénégal de veiller au respect scrupuleux de ses engagements vis-à-vis de la Constitution nationale et des Instruments juridiques internationaux et régionaux qu’il a signés et ratifiés.

Nos Organisations rappellent enfin leur exigence d’une enquête impartiale et indépendante avec notamment la mise en contribution des témoins oculaires pour une prompte manifestation de la vérité ».

Fait à Dakar, le 26 Août 2014

Ont signé :
Monsieur Aboubacry MBODJ (RADDHO) ;
Maitre Assane Dioma NDIAYE (L.S.D.H.) ;
Maître Diène NDIAYE (AI/SN) ;
Madame Fatou JAGNE (ARTICLE 19/AFRIQUE de l’Ouest) ;
Me Ousseynou FAYE (SIDH/SN).

3 Commentaires

  1. MAIS ON EST OU? CE GASSAMA N’A QU’A CONTRÔLER SON LANGAGE. IL A PRIS SES RESPONSABILITÉS POUR DIRE QUE LA MORT DE BASS ÉTAIT PRÉMÉDITÉE,S’IL EST DE BONNE FOI, IL DOIT DONNER TOUTES
    LES PREUVES AUX ENQUÊTEURS. SINON QU’IL SE TAISE.

  2. salut
    je me demande nous sommes dans quel pays comment les policiers les GMIS et autre entre dans le campus detruit les marteriels et meme tue une personne se sont eux qui doit repondre au juge car ses gens sont jures de respecter la constitution le policier qui as tue mr bassirou pense que tot ou tard il va rendre conte au BON DIEU et il finira mal dans son boulo

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