[Video] « Ne me tuez pas! »: Gbagbo à l`instant du K-O

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« Ne me tuez pas! »: ce sont les premiers mots qu`a prononcés, selon un témoin, l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d`Abidjan, humiliant épilogue d`une décennie de règne mouvementé.

« Il y avait des mines un peu partout dans la cour » de l`imposante demeure, raconte à l`AFP un élément des Forces républicaines (FRCI) de son rival Alassane Ouattara.

M. Gbagbo s`y était retranché depuis une semaine devant l`offensive des FRCI, appuyées par des frappes aériennes de la France et de l`ONU.

« Nous avons des éléments qui ont été blessés, qui ont marché sur les mines qui étaient installées dans la cour », poursuit le combattant.

« On a jeté des gaz lacrymogènes dans la maison et puis le commandant Vetcho (l`un des chefs militaires FRCI) est rentré ».

« Quand il s`est retrouvé face à Gbagbo, devant son bureau, la première phrase que Gbagbo a dite, c`est: +ne me tuez pas+ », affirme-t-il.

« Ils lui ont fait porter un gilet pare-balles et puis le commandant Vetcho, le commandant Wattao, Chérif Ousmane, Morou Ouattara (trois autres chefs FRCI) ont formé un blocus pour le protéger parce que certains de nos éléments voulaient en finir avec lui tout de suite ».

« On l`a mis dans un 4×4 de Wattao, à l`arrière, et on l`a conduit directement » au Golf Hôtel, QG du camp Ouattara dans le même quartier de Cocody (nord), indique ce témoin.

« On l`a fait entrer discrètement dans l`hôtel. Il était protégé par des éléments de la sécurité des FRCI et des gendarmes de l`ONU », a dit un autre témoin.

« J`ai vu (son épouse) Simone arriver dans le hall, elle portait une longue robe. Les gars de la sécurité des FRCI essayaient de la protéger de la foule qui tentait de la frapper. Malgré ça, il y en a certains qui, semble-t-il, ont réussi à lui donner quelques coups, lui tirer les cheveux. On entendait les gens l`insulter, la traiter de +sorcière, guenon, escadron de la mort+ », a-t-il dit.

Selon le combattant pro-Outtara, « les gens ont arraché son foulard, l`ont déchiré, ils disaient qu`ils allaient garder ça en souvenir ».

L`ex-homme fort d`Abidjan et sa femme ont été placés dans une suite, et leurs proches dans d`autres pièces, a-t-il précisé. « Il y a des soldats onusiens et des FRCI pour sécuriser tout ce monde ».

La télévision TCI, symbole du camp Ouattara, diffusait lundi en boucle des images aussitôt historiques, aux airs de catharsis pour une bonne moitié du pays: celles d`un Laurent Gbagbo K-O dans sa suite, assis sur un lit.

Des photographies montrent, à l`autre bout du lit, son épouse hirsute, hagarde et prostrée, les yeux clos. Cette fervente chrétienne évangélique a l`air plongée dans ses prières.

Après la chute, l`ancien numéro un est un sexagénaire épuisé et bedonnant, en sueur et en maillot de corps, entouré de FRCI, de son fils Michel – un métis né d`un premier mariage avec une Française – qui vient juste d`échapper aussi à un lynchage, du ministre de l`Intérieur de M. Ouattara, Hamed
Bakayoko, et de Wattao.

Dernière humiliation: l`un des hommes l`aide à retirer sa chemise, son fils lui tend une serviette blanche avec laquelle il s`éponge le visage ainsi que les aisselles, puis on l`aide à enfiler une autre chemise.

AFP

1 COMMENTAIRE

  1. Lettre ouverte au President Elu de la Cote d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara.

    Nous avons tous constate et accepte votre rescente victoire eclatante aux dernieres Presidentielles.
    Je vous salue a mon nom propre et au nom de tous les Panafricains et Inconditionnels Democrates et Republicains.
    De par ma voix, nous les Fils et Filles de Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Kuame Kuruma, Diomo Kenyata, Cheikh Anta Diop, pour ne citer que ceux-la, vous demandons respectueusement et sans delai de proteger le President sortant, Laurent Bagbo contre la volonte des Puissances malifiques qui visent a le liquider. Vous avez l’obligation, en tant que President Elu de la Republique Souveraine de Cote d’Ivoire de proteger tous les citoyens Ivoiriens (Africains) contre toute tentative de destruction ou de liquidation, meme venant d’eux-memes.
    La declaration du fameux Sarkozy, qui s’autoproclame « maitre » de l’Afrique Noire de par la tentative de mise en demeure visant l’ancien President Bagbo, est une preuve tangible du manque de respect toujours prone par certains Occidentaux envers l’Homme Noir, Africain.
    N’optez jamais pour une solition militaire qui viserait a deloger le President Sortant et a le laisser a la merci des Demons d’Obedience etrangere, une telle pauvre decision resulterait en un bain de sang et sur la meme lancee, rendrait impossible la reconciliation du Peuple souverain de Cote d’Ivoire. Laurent Bagbo ne merite pas d’etre abattu comme un chien, surtout sous ordonnancesde Puissances etrangeres, ce serait une insulte a l’endroit de tous les Panafricains. Souvenez-vous toujours de la Sagesse Africaine qui dit: « Mieux vaut convaincre que de vaincre, parce que celui qui est convaincu est vaincu, alors que celui qui est vaincu n’est pas convaincu », en un mot, la Victoire reside dans le Pardon et la Force dans la Reconciliation. Nous sommes tous freres et soeurs Africains et pour reprendre Wole Sohinka: « When two brothers fight, a stranger reaps the harvest » qui traduit la theorie du « Troisieme larron ».
    Une fois de plus, tous les dignes fils et filles de l’Afrique Noire vous demandent de proteger tous les Citoyens Ivoiriens, et au dela de la personne de Laurent Bagbo, le statut d’Ancien President de la Republique Soeur de Cote d’Ivoire.
    Sincerement,
    Papa Latyr Faye
    http://www.youtube.com/thebaayfaal

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