Secteur de la securite en Guinee Le Général Lamine Cissé annonce une réforme des forces armées

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Le processus de paix en Guinée Conakry semble sur la bonne voie. Le général Lamine Cissé qui conduit une mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a annoncé hier, jeudi 4 février sur les ondes de la Radio France Internationale (Rfi) le début d’une restructuration qui vise la réforme des forces armées de ce pays.

Interrogé par nos confrères de Rfi, l’ancien ministre de l’intérieur du Sénégal, un des grands acteurs de l’Alternance démocratique en 2000, informe que l’objectif final de ce processus c’est la réforme du secteur de la sécurité en Guinée. Selon le général Cissé, une réforme de l’armée est nécessaire là où elle a des difficultés que ce soit en Guinée ou ailleurs. Le mandataire de la Cedeao estime que « l’armée Guinéenne a des difficultés et la communauté internationale et les autorités de la Guinée ont demandé cette réforme. Maintenant, le 1er objectif de réussir est la première phase que nous sommes entrain de faire qu’est l’évaluation sur le terrain ».

Il faut rappeler que ceci est conformément à l’accord de Ouagadougou signé le 15 janvier 2010 entre le Capitaine Moussa Dadis Camara et le Général Sékouba Konaté, incluant la réforme de l’armée dans le programme de transition. C’est dans ce cade qu’une mission conduite par le Général Cissé, a séjourné à Conakry depuis le lundi 1er février 2010.

Tout en étant optimiste pour la suite de ce processus de réforme attendu, le général Cissé reconnait la difficulté de cette mission face aux enjeux du moment et de la complexité de l’évolution politique de la Guinée. « On a commencé, il y a une semaine d’abord par des contacts au niveau politique pour voir la volonté politique qui a été déjà exprimée pour cette réforme, existe toujours. C’est avec plaisir qu’on a constaté qu’elle existe partout chez les autorités qu’on a rencontrées ».

Pour lui, « il consiste ensuite à faire une évaluation de terrain par des experts internationaux pour voir comment sont constituées les forces de défenses et de sécurités ». Ensuite, a-t-il annoncé, « un rapport est fait et validé. Il y a également les projets, programmes et réformes du secteur de la sécurité. Il y aura bien sûr des bailleurs, des partenaires pour trouver des financements afin de mener à bien cette restructuration des forces armés ».

Une armée guinéenne aguerrie professionnellement

Le général Cissé souligne que « l’armée guinéenne est une armée aguerrie professionnellement mais a subi bien sûr quelques développements suite aux problèmes politiques que tout le monde a suivi ». Mais, a-t-il fait remarquer, « elle est prête à s’associer à la mission de réforme du secteur de la sécurité et de la défense ». Interpellé sur les caractéristiques de cette armée très divisée tant sur le plan ethnique que sur le plan générationnel entre les jeunes et les moins jeunes, Général Cissé avance que les études qui seront menées vont essayer d’aborder toutes ces questions et c’est à la fin de l’évaluation que tous ces points vont ressortir. Pour lui, « c’est un gros chantier, mais pour un grand pays comme la Guinée, je pense que c’est très important ».

Sur ce même registre, M. Cissé assure que les conditions permettant de rétablir la chaine de commandement seront à l’étude. « Il y a des experts internationaux et des experts locaux qui vont travailler ensemble et lorsqu’on va faire une restructuration au fond de l’armée, il y a les ressources humaines, la hiérarchisation, les moyens matériels qu’il faut mettre en place pour rendre l’armée guinéenne bien professionnelle et républicaine ».

Sur le temps qui sera consacré à la réforme, il avance que « la phase évaluation va durer trois mois. La réforme et les programmes vont durer pour un, deux ou trois ans. Ça dépend des actions à mener et de la disponibilité des fonds ».

L’armée guinéenne commanditaire de cette réforme

Malgré son optimisme, le général Lamine Cissé n’a pas exclu la délicatesse de cette mission initiée par la Cedeao. « On est dans un pays en transition. Vous avez des forces armées qui gèrent le pays et qui sont dans une transition. Ne serait-que ça, c’est un point délicat mais elle n’est pas plus délicates qu’ailleurs ».

A la question de savoir si l’armée guinéenne va accepter que la Cedeao interfère sur ses affaires, le missionnaire de la Cedeao pense que : « Ce n’est pas une affaire d’interférence mais une question demandée par les autorités guinéennes à la Cedeao qui a répondu et part dans ce chantier avec les Nations Unies, l’Union africaine. Donc il n’y a rien d’extraordinaire en cela ». Sur l’importance des risques de cette mission, le Général Cissé estime qu’ « il y a toujours des risques dans toute action militaire ou de ce genre. Mais, il ne faut pas les exagérer. Elle a bien commencé et nous espérons que ça va bien se terminer ».

sudonline/sn

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