SENEGAL : 40% des salariés travaillent dans l’économie informelle

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Au Sénégal, les diverses enquêtes sur la croissance des salaires menées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Esam I en 1994/1995, Esam II en 2001/2002 et Esps en 2005) montrent que la part de la main d’œuvre dans l’économie a augmenté, passant de 10,3% de l’emploi total en 1994 à 11,8% en 2002 et à 17,4% en 2005. Bien qu’elle soit en hausse, cette proportion relativement faible reflète, comme dans beaucoup de pays africains, la proportion élevée de la main d’œuvre dans l’agriculture, un secteur qui se caractérise par l’importance de la part des travailleurs indépendants.
Les données les plus récentes montrent par ailleurs que dans les régions urbaines du Sénégal, les salariés représentent jusqu’à 31% de tous les travailleurs, contre seulement 6% dans les zones rurales du pays. Et c’est là peut être que réside la grande difficulté pour mesurer les salaires, comme l’a noté M. Sylla de l’Ansd, laquelle tient au fait qu’environ 40% de l’ensemble des salariés travaillent dans l’économie informelle, pour la plupart dans des entreprises familiales. Notons par ailleurs que, selon l’Ansd, les hommes représentent les deux tiers de l’ensemble des salariés et la plupart des femmes salariées se trouvent dans le secteur informel.

Pour Momar Sylla, les tendances des salaires au Sénégal montrent de fait qu’entre 1995 et 2006, une période pendant laquelle le Pib national a augmenté à un taux réel de 4,2%, les salaires moyens dans les entreprises formelles ont haussé de 4,0% par an en termes nominaux à environ 2,6% en termes réels. Selon les données, les rémunérations pour ce secteur des salariés ont augmenté, passant d’environ 143 500 F Cfa par mois en 1995 à 221 000 F Cfa en 2006. Dans la fonction publique, cette hausse a été légèrement moins rapide. Les sources administratives montrent que les salaires des fonctionnaires sur la même période ont haussé de 2,5% en termes nominaux et 1,0% en termes réels, passant de 221500 à 240 000 F Cfa.

Enfin, il est à noter que dans le secteur informel, la stagnation semble être la norme. Deux enquêtes spécifiques menées par l’Ansd dans ce secteur dans la région urbaine de Dakar en 1996 et en 2003 montrent que les rémunérations nominales sont restées quasiment inchangées à environ 40000F CFA par mois et que les femmes perçoivent 80% moins que les hommes.
sudonline.sn

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