GAFAM: un spécialiste sénégalais propose “le travail intellectuel sous-traité” pour booster l’emploi en Afrique

Date:

La question de l’emploi a toujours été une grosse épine pour les états et gouvernements africains. Selon les dernières statistiques citées dans le cadre du dividende démographique,  les prévisions des Nations Unies établissaient la population africaine à 2,2 milliards d’habitants d’ici à 2100.

La simulation des UN démontre également que  “l’existence d’un dividende démographique potentiellement important à condition que la population en âge de travailler, en plein essor, puisse occuper des emplois lucratifs permettant de gonfler l’épargne et, ultérieurement, l’investissement“.

Ce qui veut dire que l’emploi reste problématique partout. Pourtant, des solutions technologiques peuvent être des leviers de développement pour régler cette problématique. C”est ce que préconise Ibrahima BA, Conseiller chargé de programmes à l’ADIE, dans une longue contribution publiée sur le web et dont la thématique porte sur les “ambassades du Numérique”. 

Le spécialiste IT  montre que l’Internet constitue aujourd’hui une zone de déploiement massif de stratégies monopolistiques des GAFAM 

A l’heure de la mondialisation et à l’émergence des GAFAM, Monsieur BA pense qu’il faut réfléchir sur comment profiter des avantages qu’offrent ces géants du web sans pour autant mettre des barrières pouvant stopper cette relation gagnant-gagnant. Pour cela, il propose la méthode  du travail intellectuel sous-traité 

Les GAFAM, beaucoup plus Facebook, font de la sous- traitance du travail intellectuel, comme celui de modération du contenu. En effet, les plateformes de Facebook ont besoin d’être « nettoyées » en permanence des contenus inappropriés (violence, pornographie, incitation à la haine etc.) qui se nichent dans les centaines de giga-octets de vidéos et photos hébergées et partagées chaque minute. Quand les algorithmes de détection automatique ne suffisent pas pour éradiquer les contenus litigieux, il faut faire appel à des modérateurs humains : des travailleurs intellectuels qui mobilisent tout un bagage culturel et un savoir-faire technique afin d’assurer ponctuellement cette fonction de filtrage éditorial. C’est une stratégie logique et une opportunité pour le Sénégal et l’Afrique” peut-on lire dans la contribution.

Ambassades et Mairies  du Numérique

En plus de cette technique, le conseilleur et Membre des groupes de travail du projet Saint – Louis numérique pense qu’il faut mettre en place des Ambassades du Numérique. L’objectif étant de  s’atteler à l’érection des ‘’Mairies numériques’’ afin de centraliser toutes les activités liées à l’Internet et constituer une banque de données locales quant aux potentialités de chaque localité, du foncier disponible, de la biodiversité et des niches d’emplois et d’activités et des ressources humaines.

A l’issue, on pourrait envisager des ambassades du Numérique dans le monde entier pour favoriser les relations commerciales, humaines et stimuler la coopération bi – latérale.

Ce système mis en place pourrait rapporter 1/3 des recettes actuelles des impôts, booster les exportations, réduire les coûts annexes des importations et créer près de 5000 emplois.

socialink.org

1 COMMENTAIRE

  1. On cherche midi à quatorze heure, on ne trouvera pas ! La seule solution est de voir quels sont les produits faciles à fabriquer que nous importons d’autres peuples et les faire fabriquer par nos centaines de milliers de jeunes inactifs ! Ce que d’autres « petits » pays ont fait, au Maghreb et en Asie, le Sénégal pourrait le faire. Pour cela, il faudrait une volonté politique que le président Macky Sall malgré les innombrables slogans creux n’a pas ! Il suffit de voir nos marchés, nos rues envahis de produits importés pour se rendre compte que nous ne sommes pas intelligents dans la recherche de notre bien-être, par nous-mêmes ! Dans l’Italie des années 50, il y avait de toutes petites fabriques partout, jusque dans les villages, nous devrions faire pareil avec de petits investissements, par centaines de milliers partout. C’est aussi simple, sinon dans 20 ans, on parlera de chômage endémique au Sénégal, avec ou sans pétrole, gaz, phosphates, or et zircon ! Qui trouve normal que le Sénégal soit incapable d’imposer aux fabricants d’électroménagers, (cuisinières, congélateurs, radios, téléviseurs, ventilateurs) etc. de les faire assembler au Sénégal ? Et les vêtements que nous importons par centaines de milliards alors que nos jeunes créateurs stylistes, couturiers n’ont rien à envier à ceux d’Europe, du Maghreb et d’Asie ? Agissons simples, citoyens !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

CAN 2023

DEPECHES

DANS LA MEME CATEGORIE
EXCLUSIVITE

« Tous les travaux sur la Corniche ont été arrêtés depuis avant-hier », dixit Atepa

XALIMANEWS- Invité de l’émission POINT DE VUE sur la...

Honorable Adji Mergane Kanouté, apprenez à vous taire ! (Par Alioune Badara Niang)

Nous ouvrons cette contribution par cette profonde citation de La...

Besoins en moutons pour l’Aïd-el-Kébir : estimation à 20 000 têtes dans la région de Ziguinchor

XALIMANEWS-Les besoins en moutons pour la prochaine fête de...

RTS : La section SYNPICS alerte « Pape Alé Niang risque de rentrer en taxi à la passation de service à cause de l’action de...

XALIMANEWS- Le Secrétaire général du SYNPICS/RTS (Syndicat des Professionnels...